Les cantonales dans le HAUT-RHIN

Posté par atlaspol le 6 août 2014

La droite domine largement le conseil général, même si elle a perdu cinq sièges entre 1992 et 2011. Une domination qui cache une géopolitique plutôt ouverte.

Ainsi, la séquence de 1994 voit-elle l’élection d’un Vert à Ribeauvillé. Les écologistes sont également présents au second tour à Lapoutroie, mais le Vert Philippe Girardin est largement battu par Jean Schuster, qui réussit la succession du sénateur gaulliste Hubert Haenel. La gauche n’est pas en reste. Elle prend à la droite Soultz, Thann et surtout Mulhouse Nord, où Jean-Marie Bockel bat le FN Gérard Freulet de 63 voix dans une triangulaire. L’extrême-droite provoque une autre triangulaire à Mulhouse Est et se retrouve en duel face à la droite à Cernay et Mulhouse Ouest.

Contrairement au Bas-Rhin, où elle est bien implantée en zone rurale, l’extrême-droite possède surtout des points d’appui dans les villes et les centres industriels. Ainsi, la partielle de 1995 voit-elle l’élection de Gérard Freulet à Mulhouse Nord. En 1998, le FN n’est présent au second tour qu’à Sainte-Marie-aux-Mines, dans une quadrangulaire gagnée par le divers droite Raymond Hestin. Les Verts parviennent au second tour à Kaysersberg et Wintzenheim, sans toutefois réellement inquiéter la droite. Les autres cantons demeurent stables, à l’exception de Saint-Amarin, remporté par le candidat sans étiquette François Tacquard, au détriment de l’UDF.

Un scénario qui va se répéter au troisième tour de cette séquence, à savoir la désignation du président du conseil général. Les déboires judiciaires du sortant Jean-Jacques Weber ont aiguisé les ambitions au sein de l’UDF, ainsi que celles du conseiller divers droite d’Andolsheim Constant Goerg. C’est ce dernier qui l’emporte, soutenu par les élus sans étiquette.

Ceux-ci marquent encore des points en 2001, en gagnant Ferrette sur la droite et en remportant la triangulaire d’Hirsingue contre le maire Armand Reinhard et le président du MEI Antoine Waechter. De son côté, le divers gauche Gilbert Buttazzoni reprend Mulhouse Nord à Gérard Freulet, passé au MNR de Bruno Mégret. La gauche empoche aussi Neuf-Brisach dans une triangulaire avec le conseiller sortant UDF André Siebert et l’autonomiste André Mann.

Eliminée en 2001, l’extrême-droite reprend pied au conseil général en 2004. Membre d’Alsace d’Abord, mouvement autonomiste de l’ancien FN Robert Spieler, Christian Chaton est élu dans une triangulaire à Sainte-Marie-aux-Mines. Les Verts s’imposent également, dans une triangulaire cette fois-ci, à Kaysersberg. Ces dernières sont d’ailleurs monnaie courante: Altkirch, Ensisheim, Guebwiller, Masevaux, Saint-Amarin et Wintzenheim. Constant Goerg ne se représentant pas, c’est l’UDF Charles Buttner qui est élu au fauteuil présidentiel.

Le scrutin de 2008 ne met nullement en péril la majorité de droite, même si celle-ci voit un nouveau renforcement de ses élus sans étiquette. Ceux-ci se concentrent désormais dans la plupart des cantons ruraux de l’Ouest, l’UMP se cantonnant à la vallée du Rhin, et aux centres industriels et administratifs. A Mulhouse, l’équilibre des forces reste le même (deux cantons de droite et deux cantons de gauche), malgré le ralliement de Jean-Marie Bockel à Nicolas Sarkozy. En revanche, la gauche bouscule la droite à Colmar-Sud, pris par les Verts, ce qui compense la perte de Ribeauvillé au profit de l’UMP. A noter qu’Antoine Waechter, en se maintenant au second tour à Hirsingue, fait une nouvelle fois passer la gauche.

Le Haut-Rhin est l’un des départements où le PS ne progresse pas en 2011. En revanche, les écologistes gagnent un nouvel élu, sans étiquette, à Huningue. Effet Fukushima? Toujours est-il que ce canton assez conservateur est situé non loin de la centrale nucléaire de Fessenheim.

Fond de carte Géoatlas, reproduction interdite

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Conseil général du Haut-Rhin

12 divers droite, 9 UMP, 5 PS, 3 divers gauche, 2 EELV

 

Chronologie des présidents du conseil général

1948 Georges BOURGEOIS (RPF)

1973 Henry GOETSCHY (CD)

1988 Jean-Jacques WEBER (UDF)

1998 Constant GOERG (divers droite)

2004 Charles BUTTNER (UDF)

 

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Les législatives et les sénatoriales dans le HAUT-RHIN

Posté par atlaspol le 30 juillet 2014

Le jeu politique est davantage ouvert dans le Haut-Rhin que dans son voisin du nord. Le gaullisme s’y est imposé plus tôt, au détriment de la démocratie chrétienne, la gauche y possède des fiefs plus durables, les écologistes sont davantage implantés et l’extrême-droite, bien que très présente, assez divisée.

Le fort redécoupage du département, qui perd un siège, en 2012, ne modifie pas en profondeur les équilibres. Les batailles les plus acharnées sont menées dans les nouvelles 5e et 6e, qui recouvrent Mulhouse. Arlette Grosskost (UMP) et Francis Hillmeyer (ARES) n’atteignent pas les 40 % au premier tour. Dans un contexte de faible participation, le FN ne peut se maintenir que dans la 6e. Au second tour, Francis Hillmeyer y domine nettement la triangulaire l’opposant à Malika Schmidlin (PS) et à la conseillère régionale frontiste Martine Binder. Dans la 5e, Arlette Grosskost l’emporte avec 55,76 % devant le conseiller général PS Pierre Freyburger. Partout ailleurs, l’UMP dépasse les 60 % au second tour, y compris à Colmar où Eric Straumann a retrouvé, au premier tour, Francis Meyer sur sa route. Dans la 4e, l’ancienne 7e abritant des bastions ouvriers, le redécoupage favorise largement Michel Sordi. Quant à Jean-Luc Reitzer, dans la 3e, il se passe de second tour, la gauche n’ayant présenté aucun candidat contre lui, laissant les écologistes Antoine Waechter, soutenu par le PS et EELV, et Max Delmond monter au front.

Fond de carte Géoatlas, reproduction interdite

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Chronologie des députés

1 COLMAR

2012 Eric STRAUMANN (UMP)

2 GUEBWILLER

2012 Jean-Louis CHRIST (Rass. UMP)

3 ALTKIRCH, HUNINGUE

2012 Jean-Luc REITZER (UMP)

4 THANN, CERNAY

2012 Michel SORDI (Rass. UMP)

5 MULHOUSE EST, OUEST, SUD

2012 Arlette GROSSKOST (Rass. UMP)

6 MULHOUSE NORD

2012 Francis HILLMEYER (UDI)

 

Les bons résultats aux municipales de 2001 permettent à la gauche de prendre deux sièges à la droite aux sénatoriales de 2004. Un succès amplifié par le passage au scrutin proportionnel et la division de la droite, qui aligne cinq listes. Celle de l’UMP, conduite par le sortant Hubert Haenel, parvient à faire élire deux candidats. En revanche, Jean-Louis Lorrain est battu, tout comme Gilbert Meyer et Charles Buttner. Deux ans après sa défaite aux législatives, Jean-Marie Bockel retrouve le Parlement. Avec deux nouvelles venues, Catherine Troendlé (UMP) et Patricia Schillinger (PS), le Haut-Rhin respecte la loi sur la parité.

Après le ralliement de Jean-Marie Bockel à Nicolas Sarkozy en 2007, puis la perte par la gauche de Mulhouse en 2008, confirmée en mars 2014, la droite pouvait s’attendre à un grand chelem en septembre 2014. Au final, la gauche résiste mieux que prévu. Avec 21 % des exprimés, Patricia Schillinger parvient à sauver son siège. Jean-Marie Bockel également, mais à la tête d’une liste UDI, surfant sur les bons résultats de la formation centriste aux municipales. Catherine Troendlé retrouve aussi son siège, aux côtés de René Danesi, qui succède à Françoise Boog, devenue sénatrice au décès de Jean-Louis Lorrain en 2013, remplaçant d’Hubert Haenel en 2010.

Chronologie des sénateurs

2004 Jean-Marie BOCKEL (soc.) 2004-2007 puis (ras. dém. soc. eur.) 2010-2014; Françoise BOOG (UMP), 2013-2014; Hubert HAENEL (UMP), 2004-2010; Jean-Louis LORRAIN (UMP), 2010-2013; Jacques MULLER (ratt. soc.) 2007-2010; Patricia SCHILLINGER (soc.); Catherine TROENDLE (UMP)

2014 Jean-Marie BOCKEL (UDI); René DANESI (UMP); Patricia SCHILLINGER (soc.); Catherine TROENDLE (UMP)

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Les municipales dans le BAS-RHIN

Posté par atlaspol le 30 juillet 2014

Les municipales de 1989 ont vu apparaître dans le Bas-Rhin un phénomène jusque-là inédit: le socialisme municipal. Strasbourg, vieux fief chrétien-démocrate, se donne Catherine Trautmann pour maire. Celle-ci réussit à transformer l’essai au premier tour en 1995. Mais l’équipe municipale devait sombrer dans les divisions après son entrée au gouvernement en 1997. Mise en difficulté par son ancien adjoint Jean-Claude Petitdemange, Catherine Trautmann devait être distancée en 2001 de 254 voix au premier tour par l’UDF Fabienne Keller, alliée au RPR Robert Grossmann. Le maintien de la liste Petitdemange (12,11 %) lui fut fatale, Fabienne Keller remportant la triangulaire du second tour à la majorité absolue. En 2008, la gauche repart cette fois unie derrière Roland Ries, qui avait remplacé Catherine Trautmann lors de son passage au gouvernement. En face, l’attelage Keller-Grossmann n’a guère convaincu durant sept ans. Il est distancé de plus de dix points au premier tour, avant de perdre largement le second, Roland Ries obtenant plus de 58 % des exprimés. Sa réélection s’avère bien plus courte en 2014. Distancé par Fabienne Keller au premier tour, il doit sa victoire au second en grande partie au maintien de la liste FN de Jean-Luc Schaffhauser. Malgré son accord avec l’ancien ministre UDI François Loos, l’ancienne maire est battue de 1509 suffrages.

Parmi les gains de 1989, la gauche a perdu Sélestat en 2001. Les successeurs de Gilbert Estève, décédé quelques mois auparavant, ne parviennent pas à garder ce fief socialiste. Dans la périphérie strasbourgeoise, Ostwald repasse à droite en 2001, puis de nouveau à gauche en 2008. Illkirch, arrachée à la droite en 1995, tient bon en 2001, 2008, et surtout 2014.

A Schiltigheim, l’inclassable Alfred Muller tient tête en 2001 à une liste écologiste indépendante, après avoir triomphé des socialistes en 1995. Ne se représentant pas en 2008, il laisse une situation politique atypique. Son ancien adjoint socialiste, Raphaël Nisand, bat le divers gauche Jean-Marie Kutner, soutenu par l’UMP, et la conseillère générale divers gauche, alliée à des dissidents de l’UMP, Andrée Munchenbach. En 2014 le paysage électoral local s’avère toujours autant éclaté avec sept listes en présence. Au soir du premier tour, Raphaël Nisand arrive très légèrement en tête avec un peu plus de 25 % des exprimés. A 70 voix derrière, Jean-Marie Kutner, cette fois sous la bannière de l’UDI, est suivi de peu par la liste UMP de Christian Ball. Avec 16,8 % des exprimés, les écologistes retrouvent leur niveau de 2008. Leur fusion avec les listes du maire et du Front de gauche ne parvient pas à renverser la vapeur au second tour. Avec 55,5 % des exprimés, l’union UDI-UMP l’emporte largement dans cette banlieue finalement davantage tentée par le centrisme que par le socialisme.

Ailleurs dans le département, les villes de Haguenau et Saverne, bien que très disputées à chaque scrutin, restent solidement ancrées à droite.

Fond de carte Géoatlas, reproduction interdite

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Maires et présidents d’intercommunalités

COMMUNAUTE URBAINE DE STRASBOURG Robert HERRMANN (PS)

STRASBOURG: Roland RIES (PS)

BISCHHEIM: Jean-Louis HOERLE (UMP)

ECKBOLSHEIM: André LOBSTEIN (UMP)

ESCHAU: Yves SUBLON (divers droite)

FEGERSHEIM: Thierry SCHAAL (divers droite)

GEISPOLSHEIM: Sébastien ZAEGEL (UMP)

HOENHEIM: Vincent DEBES (UMP)

HOLTZHEIM: Pia HIMS (divers gauche)

ILLKIRCH-GRAFFENSTADEN: Jacques BIGOT (PS)

LAMPERTHEIM: Sophie ROHRFRITSCH (UMP)

LINGOLSHEIM: Yves BUR (UMP)

LOPSHEIM: René SCHAAL (divers droite)

MITTELHAUSBERGEN: Bernard EGLES (divers droite)

MUNDOLSHEIM: Béatrice BULOU (divers gauche)

NIEDERHAUSBERGEN: Jean-Luc HERZOG (divers droite)

OBERHAUSBERGEN: Théo KLUMPP (divers droite)

OBERSCHAEFFOLSHEIM: Eddie ERB (UMP)

OSTWALD: Jean-Marie BEUTEL (PS)

PLOBSHEIM: Anne-Catherine WEBER (divers gauche)

REICHSTETT: Georges SCHULER (UMP)

SCHILTIGHEIM: Jean-Marie KUTNER (UDI)

SOUFFELWEYERSHEIM: Pierre PERRIN (divers droite)

VENDENHEIM: Pierre SCHWARTZ (divers droite)

LA WANTZENAU: Patrick DEPYL (divers droite)

WOLFISHEIM: Eric AMIET (UMP)

 

ALSACE BOSSUE Jean MATHIA (UMP)

DRULINGEN: Jean-Louis SCHEUER (divers droite)

 

BARR-BERNSTEIN Gilbert SCHOLLY (UMP)

BARR: Gilbert SCHOLLY (UMP)

GERTWILLER: Jean-Daniel HUCHELMANN (divers droite)

HEILIGENSTEIN: Jean-Georges KARL (divers droite)

 

BASSE-ZORN Claude KERN (divers droite)

HOERDT: Denis RIEDINGER (divers gauche)

GRIES: Claude KERN (divers droite)

KURTZENHOUSE: Marc MOSER (divers droite)

GEUDERTHEIM: Pierre GROSS (divers droite)

WEITBRUCH: Fernand HELMER (divers droite)

WEYERSHEIM: Etienne ROECKEL (divers droite)

 

BENFELD ET ENVIRONS Denis SCHULTZ (divers droite)

BENFELD: Jacky WOLFARTH (UMP)

HUTTENHEIM: Jean-Jacques BREITEL (divers droite)

 

BISCHWILLER ET ENVIRONS Raymond GRESS (divers droite)

BISCHWILLER: Jean-Lucien NETZER (MODEM)

KALTENHOUSE: Etienne VOLLMAR (divers droite)

OBERHOFFEN-SUR-MODER: Gunther SCHUMACHER (divers gauche)

SCHIRRHEIN: Marie-Antoine MARTIN (divers droite)

SCHIRRHOFFEN: Jean DILLINGER (divers gauche)

 

CANTON DE ROSHEIM Michel HERR (UDI)

ROSHEIM: Michel HERR (UDI)

BISCHOFFSHEIM: Claude LUTZ (divers droite)

 

CANTON DE VILLE Jean-Marc RIEBEL (EELV)

BASSEMBERG: Emmanuel ESCHRICH (divers droite)

 

CHÂTEAUX Antoine SCHALL (divers droite)

OSTHOFFEN: Antoine SCHALL (divers droite)

 

COTEAUX DE LA MOSSIG Michèle ESCHLIMANN (UMP)

WASSELONNE: Michèle ESCHLIMANN (UMP)

 

ESPACE RHENAN Louis BECKER (divers droite)

DRUSENHEIM: Jacky KELLER (divers droite)

HERRLISHEIM: Louis BECKER (divers droite)

SOUFFLENHEIM: Camille SCHEYDECKER (UMP)

 

GAMBSHEIM-KILSTETT Hubert HOFFMANN (divers droite)

GAMBSHEIM: Hubert HOFFMANN (divers droite)

 

HATTGAU ET ENVIRONS Pierre STALLER (divers droite)

HATTEN: François FENNINGER (divers droite)

BETSCHDORF: Adrien WEISS (divers droite)

 

KOCHERSBERG Justin VOGEL (UMP)

TRUCHTERSHEIM: Justin VOGEL (UMP)

ITTENHEIM: Alain GROSSKOST (divers droite)

HANDSCHUHEIM: Alfred SCHMITT (divers droite)

HURTIGHEIM: Jean-Jacques RUCH (divers gauche)

 

LAUTER Jean-Michel FETSCH (UMP)

LAUTERBOURG: Jean-Michel FETSCH (UMP)

 

PAYS D’ERSTEIN Jean-Marc WILLER (divers gauche)

ERSTEIN: Jean-Marc WILLER (divers gauche)

 

PAYS DE HANAU Bernard BRUMBTER (divers droite)

BOUXWILLER: Alain JANUS (divers droite)

INGWILLER: Hans DOEPPEN (divers droite)

MENCHHOFFEN: Alain DANNER (divers gauche)

 

PAYS DE MARMOUTIER-SOMMERAU Jean-Claude WEIL (divers gauche)

MARMOUTIER: Jean-Claude WEIL (divers gauche)

 

PAYS DE NIEDERBRONN-LES-BAINS Fernand FEIG (divers droite)

NIEDERBRONN-LES-BAINS: Anne GUILLIER (divers droite)

REICHSHOFFEN: Hubert WALTER (divers droite)

GUNDERSHOFFEN: Claude MUCKENSTURM (divers droite)

MERTZWILLER: Jean-Claude STREBLER (divers droite)

 

PAYS DE LA PETITE-PIERRE Jean ADAM (divers droite)

LA PETITE-PIERRE: Nadine HOLDERITH-WEISS (divers droite)

 

PAYS DE SAINTE-ODILE Bernard FISCHER (UMP)

OBERNAI: Bernard FISCHER (UMP)

BERNARDSWILLER: Raymond KLEIN (divers droite)

 

PAYS DE SARRE-UNION Marc SENE (divers droite)

SARRE-UNION: Marc SENE (divers droite)

SARREWERDEN: Jean-Joseph TAESCH (divers droite)

 

PAYS DE WISSEMBOURG Serge STRAPPAZON (divers droite)

WISSEMBOURG: Christian GLIECH (divers gauche)

 

PAYS DE LA ZORN Bernard FREUND (divers droite)

HOCHFELDEN: Georges PFISTER (UMP)

 

PLAINE DE LA SAUER – SELTZBACH Bernard HENTSCH (divers droite)

BEINHEIM: Bernard HENTSCH (divers droite)

 

PORTE DU VIGNOBLE

MARLENHEIM: Marcel LUTTMANN (divers droite)

WANGEN: Yves YUNG (UMP)

 

REGION DE BRUMATH Etienne WOLF (UMP)

BRUMATH: Etienne WOLF (UMP)

KRAUTWILLER: Paul NOLTE (divers gauche)

 

REGION DE HAGUENAU Claude STURNI (divers droite)

HAGUENAU: Claude STURNI (divers droite)

SCHWEIGHOUSE-SUR-MODER: Marcel SCHMITT (divers droite)

 

REGION DE MOLSHEIM-MUTZIG Laurent FURST (UMP)

MOLSHEIM: Laurent FURST (UMP)

DORLISHEIM: Gilbert ROTH (divers droite)

MUTZIG: Raymond BERNARD (divers droite)

DINSHEIM-SUR-BRUCHE: Marie-Reine FISCHER (divers droite)

GRESSWILLER: Pierre THIELEN (divers droite)

DUTTLENHEIM: Jean-Luc RUCH (divers droite)

 

REGION DE SAVERNE Pierre KAETZEL (divers droite)

SAVERNE: Stéphane LEYENBERGER (UMP)

ECKARTSWILLER: Jean-Jacques JUNDT (divers gauche)

GOTTENHOUSE: Jean-Luc SIMON (divers gauche)

MONSWILLER: Pierre KAETZEL (divers droite)

OTTERSTAHL: Daniel GERARD (divers gauche)

OTTERSWILLER: Joseph CREMMEL (divers droite)

SAINT-JEAN-SAVERNE: Henri WOLFF (divers gauche)

DETTWILLER: Claude ZIMMERMANN (divers droite)

 

RHIN Eric KLETHI (divers droite)

RHINAU: Jean-Paul ROTH (UDI)

GERSTHEIM: Laurence MULLER-BRONN (divers droite)

 

RHIN-MODER Robert METZ (divers droite)

SESSENHEIM: Robert METZ (divers droite)

STATTMATTEN: René BONDOERFFER (divers gauche)

 

RIED DE MARCKOLSHEIM Frédéric PFLIEGERSDOERFFER (UMP)

MARCKOLSHEIM: Frédéric PFLIEGERSDOERFFER (UMP)

HILSENHEIM: Bruno KUHN (divers droite)

 

SAUER-PECHELBRONN

DURRENBACH: Damien WEISS (divers droite)

 

SELESTAT Marcel BAUER (UMP)

SELESTAT: Marcel BAUER (UMP)

CHATENOIS: Luc ADONETH (divers droite)

SCHERWILLER: Olivier SOHLER (divers droite)

 

SELTZ DELTA DE LA SAUER Jean-Luc BALL (divers droite)

SELTZ: Jean-Luc BALL (divers droite)

 

SOULTZERLAND Charles GRAF (divers droite)

SOULTZ-SOUS-FORÊTS: Pierre MAMMOSSER (divers gauche)

 

UFFRIED Robert HEIMLICH (divers droite)

ROESCHWOOG: Michel LORENTZ (divers droite)

 

VAL DE MODER Jean-Denis ENDERLIN (divers droite)

PFAFFENHOFFEN: Jean-Denis ENDERLIN (divers droite)

BITSCHHOFFEN: François ANSTETT (divers droite)

NIEDERMODERN: Dorothée KRIEGER (divers gauche)

UBERACH: Dominique GERLING (divers droite)

LA WALCH: Daniel DE BONN (divers droite)

 

VALLEE DE LA BRUCHE Pierre GRANDADAM (UMP)

SCHIRMECK: Frédéric BIERRY (divers droite)

LA BROQUE: Jean-Bernard PANNEKOECKE (divers droite)

LUTZELHOUSE: Jean-Louis BATT (divers droite)

ROTHAU: Marc SCHEER (divers droite)

WISCHES: Alain FERRY (UDI)

BAREMBACH: Gérard DOUVIER (PS)

MUHLBACH-SUR-BRUCHE: Christine MORITZ (divers gauche)

RUSS: Marc GIROLD (divers droite)

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Les cantonales dans le BAS-RHIN

Posté par atlaspol le 21 juillet 2014

La répartition des sièges au conseil général reflète assez bien les rapports de force actuels. L’ UMP est largement dominante. Les forces centristes, autrefois première sensibilité de ce département de tradition chrétienne-démocrate, ont littéralement été vidées par la création du parti unique de la droite en 2002. Elles ne subsistent qu’à Strasbourg, Saverne et en moyenne vallée du Rhin. Quant à la gauche, elle conserve ses zones de force dans l’agglomération strasbourgeoise.

En dix-neuf ans, la gauche a progressé de six cantons. En 1994, elle parvenait à prendre Molsheim à la droite, mais ne réussissait à atteindre le second tour qu’à Strasbourg, Bischheim et Rosheim.

La séquence de 1998 voit l’opposition départementale progresser à Strasbourg II, VI et X, les deux derniers sièges était gagnés dans des triangulaires avec le FN. En revanche, le PS perd Sélestat et laisse filer Schiltigheim, où Alfred Muller est remis en selle un an après sa défaite aux législatives. Bien que présente au second tour en duel à Geispolsheim, Mundolsheim, Niederbronn, Obernai, en triangulaire à Illkirch et Marmoutier, et même en quadrangulaire (avec l’UDF, le RPR et les Verts) à Sarre-Union, l’extrême-droite ne parvient ni à s’imposer, ni à faire trébucher la droite. Le RPR perd Strasbourg VI et Niederbronn mais gagne Obernai, Sélestat et Sarre-Union. A l’issue de ce scrutin, les centristes perdent la majorité absolue à l’assemblée départementale.

Les élections de 2001 sont marquées par une grande stabilité, sauf à Strasbourg. Dans les cantons I et III, les socialistes s’imposent aux dépens de l’UDF, alors qu’ils viennent de subir une sévère défaite aux municipales. 

Le PS continue sa progression à Strasbourg en 2004, en emportant le huitième canton, détenant ainsi la majorité des sièges dans la préfecture. En revanche, les socialistes voient leur rêve de reconquête à Sélestat contrariés par le maintien au second tour du divers gauche Stéphane Klein, ouvrant ainsi la victoire au maire UMP Marcel Bauer. A Schiltigheim, Alfred Muller est détrôné par une écologiste sans étiquette, mais les Verts, bien que présents au second tour à Geispolsheim contre l’UMP et Strasbourg II contre le PS, ne parviennent pas à se qualifier. Quant au FN, qui avait effectué une belle percée en 1998, il n’est plus qualifié au second tour qu’en triangulaire à Niederbronn et en duel à Strasbourg X.

Le scrutin de 2008 voit une nouvelle progression du PS, qui prend le canton de Strasbourg IV. En revanche, l’UMP affiche une insolente santé partout ailleurs.

Lors des cantonales de 2011, la gauche se renforce encore dans l’agglomération strasbourgeoise. Seize ans après avoir pris la commune d’Illkirch-Graffenstaden, le PS s’impose dans le canton. En revanche, il doit céder Strasbourg II à la Verte Marie-Dominique Dreysse. La gauche essaime aussi à Marmoutier, où l’emporte le divers gauche Jean-Claude Weil. La majorité perd enfin Sarre-Union au profit du régionaliste David Heckel, siégeant avec les non-inscrits.

67cantons

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Conseil général du Bas-Rhin

24 UMP, 8 PS, 7 divers droite, 2 UDI, 1 divers gauche, 1 EELV, 1 MODEM

 

Chronologie des présidents du conseil général

1951 Pierre PFLIMLIN (MRP)

1960 Henri MECK (MRP)

1966 Albert SCHMITT (CD)

1967 André BORD (UDCR)

1979 Daniel HOEFFEL (UDF)

1998 Philippe RICHERT (UDF)

2008 Guy-Dominique KENNEL (UMP)

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Les législatives et les sénatoriales dans le BAS-RHIN

Posté par atlaspol le 18 juillet 2014

Le Bas-Rhin conserve de très nombreux aspects socio-électoraux propres à l’Alsace: force de la droite, faiblesse de la gauche, implantation précoce de l’extrême-droite et des écologistes.

Des particularismes que le mode de scrutin uninominal à deux tours a transformé en forte domination de la droite lors des scrutins législatifs.

Mais en 2012, alors que le département est redécoupé, la vague rose se traduit par l’élection de deux députés de gauche, une première sous la Ve République depuis 1986. Le remodelage des circonscriptions de l’agglomération strasbourgeoise n’empêche pas la large réélection d’Armand Jung avec 61,61 % des exprimés au second tour dans la 1ere. Dans la 2e, Philippe Bies parvient à battre Jean-Philippe Maurer avec plus de 1700 voix d’avance au second tour. Ancienne tête de file des Verts en Alsace, la conseillère régionale (EELV) Andrée Buchmann manque de peu (977 suffrages) de détrôner André Schneider à Strasbourg-Schiltigheim. Ailleurs, la droite résiste plutôt bien. Laurent Furst (UMP) et Frédéric Reiss (ARES) sont élus dès le premier tour dans les 6e et 8e. Dans les 4e et 5e, les duels droite-gauche se soldent par la victoire de l’UMP avec plus de trente points d’avance. L’UMP  Patrick Hetzel a raison du conseiller général divers droite Thierry Carbiener à Saverne. En revanche, sa camarade maire de Bischwiller, Nicole Thomas, doit s’incliner face au maire divers droite de Haguenau Claude Sturni dans la 9e.

Fond de carte Géoatlas. reproduction interdite

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Chronologie des députés

1 STRASBOURG-CENTRE

2012 Armand JUNG (soc., rép. et cit.)

2 STRASBOURG-ILLKIRCH

2012 Philippe BIES (soc., rép. et cit.)

3 STRASBOURG-SCHILTIGHEIM

2012 André SCHNEIDER (UMP)

4 LINGOLSHEIM

2012 Sophie ROHRFRITSCH (Rass. UMP)

5 SELESTAT

2012 Antoine HERTH (UMP)

6 OBERNAI

2012 Laurent FURST (UMP)

7 SAVERNE

2012 Patrick HETZEL (Rass. UMP)

8 WISSEMBOURG

2012 Frédéric REISS (Rass. UMP)

9 HAGUENAU

2012 Claude STURNI (app. Rass. UMP)

 

Les sénatoriales de 2004 ont confirmé l’attachement des grands électeurs de droite à l’UMP. La liste de ce parti place quatre de ses cinq candidats, dont les sortants Philippe Richert et Francis Grignon. Daniel Hoeffel, qui avait choisi de se présenter en dissident, manque la réélection de deux voix. Le passage au mode de scrutin proportionnel, et le gain d’un siège, permet au PS, avec 19 % des exprimés, d’envoyer Roland Ries au palais du Luxembourg. L’élection partielle qui suivra l’invalidation de ce scrutin, quelques mois plus tard, donnera les mêmes résultats.

L’UMP cède un peu de terrain en 2014. Bien qu’arrivée en tête avec 51 % des exprimés, sa liste n’obtient que trois sièges sur cinq. Après avoir gardée la mairie de Strasbourg aux municipales, le PS place Jacques Bigot en position éligible. Le cinquième mandat est obtenu par l’UDI Claude Kern.

Chronologie des sénateurs

2004 Francis GRIGNON (UMP); Fabienne KELLER (UMP); André REICHARDT (UMP), 2010-2014; Philippe RICHERT (UMP), 2004-2010; Roland RIES (soc.); Esther SITTLER (UMP)

2014 Jacques BIGOT (soc.); Fabienne KELLER (UMP); Guy-Dominique KENNEL (UMP); Claude KERN (UDI); André REICHARDT (UMP)

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Les régionales en ALSACE

Posté par atlaspol le 18 juillet 2014

En Alsace, l’enjeu des élections régionales ne se situe traditionnellement pas entre la gauche et la droite, mais entre les différentes sensibilités de droite et d’extrême-droite.

En 1986, la droite UDF et RPR détenait 27 sièges sur 47. Dans cette région très sure, elle devait présenter des listes séparées, les centristes arrivant en tête dans le Bas-Rhin, mais en seconde position, derrière les socialistes, dans le Haut-Rhin. Le FN obtient sept sièges et les Verts, implantés très tôt dans la région, deux.

Les élections de 1992 se caractérisent par une forte poussée (une dizaine de points dans chaque département) d’extrême-droite, qui ne se traduit cependant que par un gain de quatre mandats, dont deux vont au mouvement Alsace d’Abord, formé d’anciens du FN sur une ligne régionaliste. Les écologistes, bien qu’eux aussi divisés entre Verts et GE, gagnent pour leur part sept sièges, devançant une gauche en pleine capilotade (moins cinq sièges). La majorité, menée par le sénateur UDF Marcel Rudloff, n’en profite cependant pas. Rassemblant moins de 40 % des voix, là où elle frôlait la majorité absolue en 1986, elle n’obtient plus que 20 sièges. Marcel Rudloff est réélu au troisième tour, à la majorité relative, avec les voix d’Alsace d’Abord.

Les dissensions entre centristes et gaullistes vont atteindre leur point culminant en 1996, après le décès de Marcel Rudloff. C’est Adrien Zeller, député-maire de Saverne, qui est élu à sa succession, alors que la présidence devait revenir au sénateur RPR Hubert Haenel. Malgré les accords nationaux, il présente en 1998 sa propre liste dans le Haut-Rhin, mais n’arrive que troisième, derrière le FN et l’UDF. L’extrême-droite empoche quatre sièges supplémentaires, mais la gauche n’en profite pas, obtenant entre 15 et 18 % et neuf sièges. Près de 70 000 électeurs ont préféré contester la majorité en votant pour les listes féministes ou régionalistes. Les Verts sauvent un de leurs trois sièges en s’alliant avec la gauche. En revanche, Antoine Waechter, chef de file du mouvement en 1992, échoue à percer avec son nouveau parti, le MEI, qui n’obtient qu’un siège.

Le passage d’Adrien Zeller à l’UMP va pacifier l’ambiance au sein de la majorité. Contrairement à la plupart des autres régions, l’UDF fait liste commune avec l’UMP lors des régionales de 2004. Ce qui va permettre à Adrien Zeller d’arriver en tête avec un gros tiers des voix. La liste de gauche plurielle du maire PS d’Illkirch Jacques Bigot arrive seconde, talonnée d’un peu plus de 10 000 voix par le FN, deux points en retrait par rapport à 1998. Malgré d’excellents reports des autres listes de gauche et du MEI sur le PS, et de l’appel de la liste des buralistes de Patrick Merck à voter Bigot au second tour, Adrien Zeller sort vainqueur de la triangulaire, ce qui permet à la droite de retrouver son niveau de 1986. La grande perdante est l’extrême-droite, qui perd la moitié de ses sièges, tous occupés par le FN.

Malgré une remontée au niveau national, ce dernier perd encore un siège lors des régionales de 2010. La faute en partie à Alsace d’Abord, dont les électeurs semblent s’être en partie ralliés à l’UMP au second tour. La droite fait une bonne opération dans une région où, pour la première fois depuis l’élection des conseillers au suffrage universel, elle semblait menacée, un an après le décès d’Adrien Zeller. En effet, au premier tour, le total des voix de gauche et des écologistes talonne celui de l’UMP. Mais la fusion entre les listes de Jacques Bigot et du Vert Jacques Fernique, ne suffit pas à distancer le candidat de la majorité, le sénateur Philippe Richert, qui l’emporte assez largement (46,16 % contre 39,27 à la gauche et 14,57 au FN) grâce aux zones rurales, la gauche dépassant les 54 % à Strasbourg.

Les deux conseils généraux sont eux aussi solidement ancrés à droite, en particulier celui du Bas-Rhin, où la transition entre UDF et UMP s’est effectuée tout naturellement. Davantage ouvrier, plus sensible au « gaullisme des frontières » souvent rencontré dans les régions du Nord-Est, le Haut-Rhin a été dirigé par des élus sans étiquette entre 1998 et 2004.

Fond de carte Géoatlas, reproduction interdite

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CHRONOLOGIE DES PRÉSIDENTS DU CONSEIL RÉGIONAL

1974 André BORD (UDR)

1976 Pierre SCHIELE (UDR)

1980 Marcel RUDLOFF (UDF)

1996 Adrien ZELLER (UDF)

2009 André REICHARDT (UMP)

2010 Philippe RICHERT (UMP)

AL

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Les Européennes dans l’EST

Posté par atlaspol le 17 juillet 2014

L’interrégion de l’Est place habituellement en tête les listes ayant obtenu la plus forte moyenne nationale, avec un étiage de 28 à 30 % des exprimés: PS en 2004 (28,4 %), UMP en 2009 (29,2 %) et FN en 2014 (29 %).

Un glissement à droite qui révèle un effondrement des listes socialistes en dix ans, malgré un bon maintien voire même une progression globale aux élections locales sur la même période. Si en 2004 l’ancien ministre des Affaires européennes Pierre Moscovici arrivait en tête, l’ancienne maire de Strasbourg Catherine Trautmann était seconde en 2009 et le syndicaliste CFDT de Florange Edouard Martin devait se contenter d’une troisième place, dans un contexte de forte baisse du score écologiste (6,4 % contre 14,3 % en 2009 pour la seule liste EELV).

La droite parlementaire souffre également. En 2004, l’UMP Joseph Daul est handicapé par les listes UDF et MPF. Si en 2009 il reprend la main, la sarkozyste Nadine Morano est distancée en 2014 dans toutes les régions par la tête de liste FN Florian Philippot, avec un écart de moins de trois points en Alsace mais de plus de dix points en Lorraine où M. Philippot est, comme elle, implanté électoralement.

Le FN quadruple ainsi sa représentation, passant d’un siège depuis 2004 à quatre élus. L’UMP passe de quatre à trois sièges, ce qui est cependant plus qu’en 2004 (deux sièges). Pour le PS c’est la dégringolade: quatre sièges en 2004, deux en 2009, un seul en 2014. Les centristes, qui avaient deux sièges en 2004, sauvent le mandat de la Messine Nathalie Griesbeck, élue (UDF, MODEM puis Alliance) de l’interrégion depuis 2004. En revanche, les écologistes (Verts puis EELV) perdent le siège gagné en 2004. Aucune autre force politique n’a été représentée depuis la création de l’interrégion.

En ALSACE l’UMP résiste bien mais c’est le FN qui sort en tête avec plus de 15 000 voix d’avance. A elles deux ces deux listes représentent la moitié des exprimés. Loin derrière les listes PS-PRG et UDI-MODEM dépassent les 10 % des exprimés. La chute la plus impressionnante demeure celle des écologistes qui totalisent 11,3 % entre les listes EELV et AEI, alors qu’ils atteignaient les 22,7 % en 2009. Lors de ce scrutin, les résultats s’avéraient alors à peu près conformes au paysage électoral traditionnel dans la région: une droite parlementaire haute (32,4 %), des écologistes dépassant un PS faible. Seules anomalies: les 9,8 % du MODEM dans cette région démocrate-chrétienne, mais la personnalité de la tête de liste Jean-François Kahn pouvait rebuter un électorat centriste traditionnel, et les 8,1 % du FN. En 2014, ce dernier, traditionnellement fort dans la région, bouscule tout sur son passage. En 2004, l’arrivée en tête du PS, à 98 voix devant l’UMP, avait constitué un petit séisme local.

Dans le Bas-Rhin l’écart entre le FN et l’UMP est plus ténu (1303 voix) mais la liste Philippot conserve l’avantage. En 2009, le département avait donné son meilleur score à l’UMP de la circonscription. Les rapports de force politiques demeurent à peu près les mêmes qu’à l’échelle régionale en 2014.

Le vote des villes du Bas-Rhin offre peu de surprises en 2014. Le PS l’emporte à Strasbourg et Schiltigheim, profitant de la méforme de l’UMP qui l’avait devancé dans ces deux villes en 2009. La liste Morano est même dépassée par le FN à Schiltigheim. Même chose pour les centristes à Haguenau, où l’UMP conserve la tête de la course.

Dans le Haut-Rhin, où le jeu politique est traditionnellement plus ouvert et le paysage électoral davantage varié, le FN fait un malheur, dépassant les 30 % des exprimés. La liste Morano est enfoncée à 23,4 %, les centristes se maintiennent au delà des 10 %, score que n’atteint pas la liste PS-PRG, dans un département où la gauche possède pourtant davantage de points d’ancrage. Les écologistes s’effondrent et sont loin des 17,3 % obtenus en 2009 par EELV, renforcés par l’exceptionnel 7 % de l’AEI emmené par le régional de l’étape Antoine Waechter.

La vague bleu marine n’épargne pas les villes du Haut-Rhin. Le FN arrive en tête à Colmar et Mulhouse, où il dépassait les 10 % des exprimés en 2009.

En BOURGOGNE le FN devance l’UMP d’un peu moins de 4,5 points. La liste PS-PRG obtient près de 15 % des exprimés dans cette région où la gauche a beaucoup progressé localement depuis dix ans. Le centrisme ne fait guère recette et surtout la liste EELV est dépassée par celle du Front de gauche. Des résultats sans surprise par rapport à ceux de 2009, mis à part la fulgurante remontée d’un FN moribond cinq ans auparavant. En 2004, avec 32,4 %, le PS faisait jeu égal avec une droite et un centre éclatés sur quatre listes.

En Côte-d’Or les rapports de forces sont à peu près conforme à ceux de l’échelon régional. Les listes PS-PRG et EELV résistent un peu mieux dans ce département où le PS a conservé la préfecture à l’issue de municipales difficiles. Les écologistes pointent devant le Front de gauche, dans un secteur il est vrai historiquement peu tenté par le communisme. Des équilibres déjà en place en 2009, FN bien sûr excepté.

A Dijon UMP, PS-PRG et FN sont dans un mouchoir de poche. La liste Morano devance de 137 bulletins celle d’Edouard Martin, à 418 voix devant Florian Philippot. Derrière, à moins de 10 %, UDI-MODEM et EELV sont au coude à coude. En 2009, le PS avait obtenu exactement le même pourcentage d’exprimés (20 %), mais l’UMP était alors loin devant et surtout le FN n’atteignait même pas les 5 %. 

Dans la Nièvre le FN écrase tout sur son passage avec 27,3 %. Un score inédit dans le fief le plus solide de la gauche en Bourgogne. L’extrême-droite semble profiter de la faiblesse structurelle locale de la droite. Certes Nadine Morano pointe en deuxième position avec 18,6 % mais Edouard Martin se trouve deux points derrière elle. La liste Front de gauche, en progression par rapport à 2009, arrive quatrième devant les centristes et EELV. En 2009 la gauche avait aussi de beaux restes. Il ne manquait que quelques voix au PS pour faire de la Nièvre l’unique département de la circonscription à le placer en tête.

A Nevers, comme en 2009, le PS devance légèrement l’UMP, mais avec des niveaux plus faibles: 18,3 et 18,1 % contre 24,3 et 23,6 %. Un électorat sans doute siphonné par un FN qui obtient en 2014 17,2 % des exprimés.

En Saône-et-Loire Nadine Morano devance Florian Philippot de 763 suffrages. La présence sur sa liste d’Arnaud Danjean, eurodéputé UMP sortant et localement challenger du puissant ministre socialiste Arnaud Montebourg, n’est sans doute pas étrangère à ce résultat. Le PS surnage à 14,9 %, un score à comparer aux 21,1 % de 2009 neuf points derrière l’UMP. Le Front de gauche dépasse les écologistes dans ce département où subsistent quelques bastions ouvriers.

Comme en 2009, ces rapports de force se rencontrent à peu près dans les villes, avec cependant un écart plus important en faveur de l’UMP. Si la liste PS-PRG talonne le FN à Mâcon, elle est plus nettement distancée à Chalon-sur-Saône, ville perdue par les socialistes lors des précédentes municipales.

Dans l’Yonne, périphérie de la Bourgogne et marges de l’Ile-de-France, le FN a trouvé un terrain très favorable. Avec 31,4 %, Florian Philippot écrase Nadine Morano (22 %) et Edouard Martin (12 %). Le centre ne fait guère recette et surtout EELV est distancé par le Front de gauche et talonné par la liste Debout la République, qui franchit la barre des 5 % d’exprimés. En 2009 Europe Ecologie avait manqué de peu la seconde place.

A Auxerre l’UMP résiste à la vague bleu marine. La liste Morano arrive en tête avec 22,8 % des exprimés, suivie de près par le FN (20,8 %) et plus loin par Edouard Martin (17 %). Ce dernier résiste finalement bien. En 2009 Catherine Trautmann avait rassemblé 18,3 %, mais Europe Ecologie était à 17,3 %. En 2014, EELV s’effondre à 8 %.

En CHAMPAGNE-ARDENNE était attendu un FN au plus haut. Avec 31,3 %, Florian Philippot domine les débats. L’UMP rassemble un quart des exprimés et la liste PS-PRG 11,8 %. Un résultat à relativiser dans cette région peu favorable à la gauche. En 2009 le PS attirait 15,9 % des exprimés, bien loin cependant des 27,7 % de 2004, qui demeurait toutefois inférieur au cumul UMP-UDF. Certes en 2014 EELV n’obtient plus que 4,9 %, ce qui constitue un retour au niveau des Verts en 2004, mais Europe Ecologie plafonnait en 2009 à 11,8 % dans ce secteur qui a longtemps été séduit par les thèses des chasseurs de CPNT. Avec donc moins de 5 % des exprimés, les écologistes sont dépassés par le Front de gauche et à moins de 2000 voix devant Debout la République.

Dans les Ardennes, département excentré d’une région périphérique, le FN, avec 33,5 % des exprimés, distance l’UMP de plus de dix points. La liste PS-PRG se maintient au niveau obtenu à l’échelle de l’interrégion. Si la liste UDI-MODEM fait moins que cette moyenne interrégionale, le Front de gauche dépasse la barre des 5 %, contrairement à ce qui s’était passé en 2009, scrutin lors duquel le NPA rassemblait 7,5 % des exprimés. EELV est enfoncé à 4,2 %, à quarante voix devant Debout la République.

A Charleville-Mézières, le FN dépasse l’UMP de 58 suffrages. Avec 24,3 %, la liste Morano résiste plutôt bien, Joseph Daul ayant obtenu 25 % en 2009. Peut-être une répercussion du basculement à droite, lors des précédentes municipales, de cette ville ancrée au centre-gauche. La liste Martin, avec 16,2 %, s’avère en net retrait par rapport aux 22,9 % de Catherine Trautmann en 2009. Les centristes se maintiennent mais ici aussi le Front de gauche dépasse EELV.

Dans l’Aube le FN tutoie le tiers des exprimés. Avec 25,4 %, l’UMP sauve l’honneur en dépassant l’étiage interrégional mais sa défaite demeure nette dans ce département gaulliste et conservateur. En 2009, la liste Daul avait obtenu le troisième meilleur score départemental de la circonscription et le deuxième score de la région, avec 32 % des exprimés. Le PS, qui brille rarement dans le secteur, souffre à 10,7 %, un niveau inférieur à celui d’Europe Ecologie en 2009 qu’il avait alors devancé. La liste UDI-MODEM reste en retrait par rapport au résultat du MODEM en 2009. Ici aussi le Front de gauche devance EELV.

A Troyes l’UMP tient bon, avec un niveau supérieur à la moyenne départemental mais en net retrait par rapport à 2009. Avec près du quart des exprimés le FN se place en embuscade et la liste PS-PRG perd quatre points depuis 2009. Les centristes demeurent stables et EELV dépasse le Front de gauche.

Dans la Marne l’écart entre FN et UMP se resserre, la liste Philippot demeurant en deçà des 30 %. Mais, avec 25,8 % des exprimés, Nadine Morano demeure en retrait par rapport des 32,5 % de Joseph Daul en 2009. Bien plus mal en point avec 11,8 %, la liste PS-PRG ne perd cependant que trois points dans ce département où la gauche demeure structurellement faible. Elle est talonnée par les centristes de la liste UDI-MODEM, qui frôlent les 10 %. EELV franchit de justesse la barre des 5 %.

La vague bleu marine n’épargne pas les villes. Si l’UMP se hisse encore en tête à Reims, elle est talonnée d’un peu plus de 500 voix par le FN. A Châlons-en-Champagne l’écart est encore plus ténu (101 suffrages), cette fois en faveur de la liste Philippot. Comme en 2009, le PS est loin derrière la droite mais affiche des scores supérieurs à la moyenne départementale. Les centristes dépassent les 10 % et le front de gauche double EELV à Châlons, ville gérée par les communistes entre 1977 et 1995.

Dans la Haute-Marne les 33 % du FN viennent couronner les efforts de Florian Philippot pour se présenter comme un héritier du général de Gaulle, dans ce département abritant son tombeau. Nadine Morano n’obtient que 24,6 %, là où Joseph Daul rassemblait plus de 30 % des exprimés en 2009. La liste PS-PRG pointe au même niveau que son score régional. Les centristes et EELV font peu recette, le Front de gauche dépasse les 5 %.

Comme en 2009, l’UMP est légèrement en dessous de sa moyenne départementale à Chaumont. Le FN reste second mais se trouve seulement 200 voix derrière. Avec 16,7 %, Edouard Martin limite les dégâts par rapport aux 18,1 % de Catherine Trautmann en 2009. L’extrême-droite semble surtout profiter de l’érosion des centristes et de l’effondrement des écologistes.

En FRANCHE-COMTE le FN arrive en tête avec 28,8 % des exprimés. L’UMP limite relativement les dégâts avec 23,1 % contre 28,9 en 2009. Le repli de la liste PS-PRG s’avère moins net (13,5 % contre 17,4 %) mais il cache d’une part une forte chute depuis dix ans (31,2 % en 2004), d’autre part la forte perte d’influence écologiste, qui avec les 6,6 % de la liste EELV retrouve son niveau de 2004, après avoir atteint les 14,5 % en 2009 (18,7 % en comptant la liste AEI). Les centristes subissent également une certaine érosion. Le Front de gauche passe la barre des 5 % mais fait moins que le score du NPA en 2009.

Dans le Doubs l’écart se resserre entre le FN et l’UMP, autour du quart des exprimés, mais toujours en faveur de la liste Philippot. La liste PS-PRG se place à un niveau légèrement supérieur à sa moyenne régionale et les écologistes et les centristes font jeu égal au delà des 7 %. La chute la plus brutale se produit pour EELV, qui perd plus de la moitié de son score de 2009.

A Besançon, le FN est relativement contenu en troisième position avec 17,1 % des exprimés. L’UMP et le PS font la course en tête, avec un léger avantage (267 voix) pour Nadine Morano. Dans cette ville depuis longtemps sensible aux thèses de la gauche alternative, EELV dépasse les centristes avec 10,9 %, le Front de gauche pointe à 8,4 % et Nouvelle Donne obtient environ 400 suffrages de plus que Debout la République.

Dans le Jura le trio de tête est le même qu’au niveau régional, avec cependant des scores un peu moins élevés. Les petites listes poussent un peu plus leur avantage: 8,5 % pour l’UDI-MODEM, 7 % pour EELV mais surtout 7,4 % pour le Front de gauche. Par rapport à 2009, le FN ratisse partout, sauf au Front de gauche.

Comme en 2009, l’UMP fait un peu mieux à Lons-le-Saulnier qu’au niveau régional. Mais le FN, qui peinait à dépasser les 5 % en 2009, rassemble maintenant 17,6 % des exprimés. Avec 16,9 %, la liste PS-PRG ne subit qu’une très légère érosion. Si EELV s’effondre en passant de 15,6 à 7,7 %, les centristes s’avèrent en bien meilleure forme en gagnant environ deux points. Avec 8,6 %, le Front de gauche se hisse à la cinquième place.

Dans la Haute-Saône le FN creuse un écart considérable. Avec 34,2 %, il enfonce l’UMP (22,4 %) et le PS (13,2 %) qui perdent environ cinq à six points depuis 2009. L’avance du FN asphyxie également les petites listes, qui affichent une moyenne inférieur à celle constatée au niveau régional.

A Vesoul, si le FN arrive second avec 23 % des exprimés, les dégâts sont davantage limités à l’UMP (28,3 % contre 30,9 en 2009) qu’au PS (14,2 contre 18,9 % en 2009). EELV, qui obtenait 14,1 % en 2009, est cette fois doublé par le Front de gauche, un peu au dessus de la barre des 5 %.

Dans le Territoire-de-Belfort Florian Philippot, autrefois proche de l’ancien président du conseil général Jean-Pierre Chevènement, ratisse très large avec 30,2 %. L’UMP peine à dépasser les 21 % et le PS les 13 %. Les centristes demeurent stables par rapport à 2009.

A Belfort l’UMP arrive en tête avec un peu moins du quart des exprimés. Le FN est second, bien en dessous de la moyenne départementale, que dépasse la liste PS-PRG. 

En LORRAINE la bataille promettait de faire rage, les quatre têtes de listes arrivées en tête dans la circonscription étant toutes originaires de la région. En 2009, l’UMP se plaçait en retrait de sa moyenne interrégionale. En 2014, la défaite de Nadine Morano est cuisante (20,1 %) face aux 30,5 % de Florian Philippot. Bien que loin derrière, et très loin des 29,4 % de 2004, Edouard Martin limite presque les dégâts avec un 14 % supérieur à la moyenne interrégionale. La gauche souffre surtout sur son aile écologiste, EELV passant de 13,9 à 5,7 %, à quelques encablures du Front de gauche et surtout légèrement en deçà du niveau des Verts en 2004. Seule Nathalie Griesbeck, à la tête de la liste UDI-MODEM, avec 10,3 %, retrouve son score de 2009, sans toutefois atteindre les 13,5 % de 2004. 

En Meurthe-et-Moselle, Nadine Morano, élue de Toul, s’avère piètre prophète en son pays, puisque sa liste n’atteint même pas les 20 % des exprimés. Le FN en profite pour atteindre les 28,3 % et le PS limite les dégâts à 15,9 % dans le seul département lorrain dont le conseil général est présidé par la gauche. La liste UDI-MODEM affiche une belle forme à 10 % contre 9,4 en 2009.

Dans les villes, l’UMP est chahuté et le FN contenu. A Nancy, il a manqué un peu plus de 300 voix au PS pour virer en tête. L’UMP semble avoir souffert de la poussée de la liste UDI-MODEM dans cette ville radicale valoisienne. Avec 16,6 %, la liste centriste se hisse en troisième position. La candidature Griesbeck au sein de l’Alliance, qui regroupe plusieurs mouvements centristes, a davantage séduit l’électorat modéré nancéen, réputé conservateur, que la candidature de Jean-François Kahn en 2009. Avec 14 %, le FN n’arrive que quatrième. S’il arrive en tête à Vandoeuvre-lès-Nancy, c’est talonné de 51 suffrages par la liste PS-PRG. L’UMP est relégué en troisième position et la liste Griesbeck frôle les 13 %. 

Dans la Meuse le FN a séduit l’électorat populaire et rural encore nombreux dans le département en dépassant le tiers des exprimés. Dans ce département conservateur, l’UMP résiste bien mais plafonne à 21,7 %. Structurellement faible dans le secteur, le PS ne rassemble que 12,9 %, les centristes sont en léger retrait par rapport à 2009 et EELV ne passe pas la barre des 5 %, contrairement au Front de gauche.

A Bar-le-Duc, même si le FN arrive en tête, c’est avec un niveau inférieur à la moyenne départementale. Même chose pour l’UMP qui pointe en seconde position. L’électorat se révèle moins à droite et davantage modéré. La liste PS-PRG rassemble 17,6 % et les centristes gagnent plus de trois points par rapport à 2009.

En Moselle, Florian Philippot, malgré son échec aux municipales de Forbach, arrive largement en tête avec 31,1 % des exprimés. Tout comme en 2009, l’UMP est gênée par la tête de liste centriste. Nadine Morano est en retrait par rapport à sa moyenne régionale et Nathalie Griesbeck dépasse les 11 %. Edouard Martin demeure l’unique tête de liste locale à ne pas faire recette, avec un 13,5 % inférieur à sa moyenne régionale. La candidature de l’ancien syndicaliste de Florange sur la liste de la majorité a sonné ici comme une trahison dans toute une frange de l’électorat de gauche.

A Metz le FN arrive en tête avec 22,1 % des exprimés mais il doit ce résultat en grande partie aux 17,8 % de la liste de l’Alliance, qui obtient 292 suffrages de plus que celle de l’UMP en mordant largement sur l’électorat de droite. Dans cette ville que le PS est parvenu à conserver lors des municipales de mars, Edouard Martin rassemble 16,2 % des exprimés, contre 17,3 % pour Catherine Trautmann en 2009. Comme lors de ce scrutin, l’UMP arrive en tête à Thionville mais avec un peu plus du quart des exprimés là il en obtenait plus de 30 % cinq ans auparavant. La faute à la percée du FN, même si avec 19,4 % il n’atteint pas le même niveau qu’à Metz, mais aussi à la poussée centriste. Avec 13,8 %, Nathalie Griesbeck convainc davantage que Jean-François Kahn (10,8 % en 2009). Avec 16,6 %, le PS limite les dégâts (17,3 % en 2009) mais c’est sans compter l’effondrement d’EELV (neuf points et demi en moins).

Dans les Vosges l’UMP est largement distancée (10 points) par un FN à 31,6 %. La liste PS-PRG souffre également à 12,8 %. Même les centristes reculent légèrement. Un peu au delà des 5 %, EELV, le Front de gauche et Debout la République se trouvent dans un mouchoir de poche.

A Epinal l’UMP se place en tête mais le FN se trouve à 183 voix derrière. La préfecture se place un peu moins à droite que le reste du département, en accordant un peu plus de suffrages que la moyenne départementale aux listes PS-PRG, UDI-MODEM et EELV.

Fond de carte Géoatlas, reproduction interdite

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Chronologie des eurodéputés

2004 Catherine BOURSIER (PSE), 2008-2009; Joseph DAUL (PPE-DE); Bruno GOLLNISCH (non inscrit); Nathalie GRIESBECK (ADLE); Benoît HAMON (PSE); Adeline HAZAN (PSE), 2004-2008; Marie-Anne ISLER-BEGUIN (Verts-ALE); Véronique MATHIEU (PPE-DE); Pierre MOSCOVICI (PSE), 2004-2007; Pierre PRIBETICH (PSE), 2007-2009; Catherine TRAUTMANN (PSE)

2009 Sandrine BELIER (Verts-ALE); Arnaud DANJEAN (PPE); Joseph DAUL (PPE); Bruno GOLLNISCH (non inscrit); Nathalie GRIESBECK (ADLE); Liêm HOANG-NGOC (soc. & dém.); Véronique MATHIEU (PPE); Michèle STRIFFLER (PPE); Catherine TRAUTMANN (soc. & dém.)

2014 Dominique BILDE (non inscrit); Arnaud DANJEAN (PPE); Nathalie GRIESBECK (ADLE); Jean-François JALKH (non inscrit); Edouard MARTIN (soc. & dém.); Sophie MONTEL (non inscrite); Nadine MORANO (PPE); Florian PHILIPPOT (non inscrit); Anne SANDER (PPE)

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Les municipales dans les Hautes-Alpes

Posté par atlaspol le 10 mai 2014

A droite depuis 1971, détenue dès 1989 par l’ancien ministre UDF Pierre Bernard-Reymond, Gap a semblé plusieurs fois à portée de la gauche. En 1995, Daniel Chevallier manqua de créer la surprise. Arrivée à 800 voix derrière le maire sortant, sa liste bénéficia de la dynamique de la fusion avec les Verts et de bons reports des voix radicales. Tant et si bien que cet écart ne fut plus que de 608 voix au second tour.

La seule présence de la liste de M. Chevallier face à la sienne en 2001 bénéficia à M. Pierre-Reymond, qui l’emporta cette fois de plus de 1700 suffrages. Mais, devenu sénateur en 2007, il laisse les clefs de la mairie au radical Roger Didier, démontrant que les lignes politiques n’ont pas fini de bouger dans les Hautes-Alpes. Investi par l’UMP en 2008, Roger Didier doit faire face à une forte contestation, à la fois à gauche et à droite. Arrivé en tête au premier tour, il l’emporte de justesse au second, dans une triangulaire l’opposant à la liste divers gauche de Guy Blanc et celle divers droite de Jean-Marc Passeron. Il semble que la droite ait en grande partie abandonné ce dernier, pour se reporter sur le maire sortant, face à une gauche unie jusqu’à la LCR.

En 2014, Roger Didier arrive très nettement en tête au premier tour, avec 49,04 % des exprimés, mais semble manquer de réserves pour le second, les trois autres listes étant menées par Bernard Jaussaud (PS), Guy Blanc (divers gauche) et Claude Eyraud (FG). Mais, incapables de s’entendre, ils restent en lice au second, remporté sur sa lancée par M. Didier.

Vainqueur du socialiste Robert de Caumont en 1989, Alain Bayrou n’eut aucun mal, face à une gauche divisée, à se maintenir dans le fauteuil de maire de Briançon. Après avoir largement battu une liste RPR au premier tour en 1995, il a raison au second du candidat officiel de la gauche et de M. de Caumont, obtenant au passage 55 % des voix. Un scénario qui se reproduisit en 2001, cette fois-ci au premier tour. La situation est plus délicate en 2008. Arrivé en tête au premier tour, Alain Bayrou doit faire face à la fusion au second tour entre le PS et le MODEM. Il est sauvé par l’absence de consigne donné par Robert de Caumont, arrivé quatrième au premier tour. Mais Alain Bayrou démissionne après son invalidation, en 2009. Un retrait qui ouvre une brèche à gauche et profite au conseiller général socialiste du canton Nord, Gérard Fromm, qui s’impose assez nettement au second tour face à l’équipe sortante.

Gérard Fromm sauve son fauteuil de maire en 2014 en grande partie grâce aux divisions de la droite. Bien que ne pesant que 35,95 % des exprimés au premier tour, il emporte le second avec 52,72 %. Malgré le retrait en sa faveur de l’UMP Arnaud Murgia, Romain Gryzka, dissident de l’UMP est très loin de faire le plein de voix de droite, certains électeurs semblant s’être reportés sur la liste Fromm, qui mobilise davantage d’abstentionnistes.

Fond de carte Géoatlas, reproduction interdite

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Maires et président d’intercommunalités

GAPENCAIS Roger DIDIER (divers droite)

GAP: Roger DIDIER (divers droite)

 

BARONNIES Jean-Louis REY (divers gauche)

LAGRAND: Edmond FRANCOU (divers gauche)

 

BRIANCONNAIS Alain FARDELLA (PRG)

BRIANÇON: Gérard FROMM (PS)

PUY-SAINT-PIERRE: Jean-Marius BARNEOUD (divers droite)

SAINT-CHAFFREY: Jean-Luc NEVEU (divers gauche)

LA SALLE-LES-ALPES: Alain FARDELLA (PRG)

VILLARS-SAINT-PANCRACE: Sébastien FINE (divers gauche)

 

BUËCH-DEVOLUY Jean-Marie BERNARD (divers droite)

VEYNES: René MOREAU (divers droite)

 

CANTON DE RIBIERS – VAL DE MEOUGE Bruno LAGIER (divers droite)

RIBIERS: Gérard NICOLAS (divers droite)

 

CHAMPSAUR Jean-Yves DUSSERRE (UMP)

SAINT-BONNET-EN-CHAMPSAUR: Laurent DAUMARK (divers droite)

 

EMBRUNAIS Chantal EYMOUD (UDI)

EMBRUN: Chantal EYMOUD (UDI)

BARATIER: Jean BERNARD (divers droite)

 

ESCARTON DU QUEYRAS Christian LAURENS (divers droite)

AIGUILLES: Serge LAURENS (divers droite)

 

GUILLESTROIS Max BREMOND (UMP)

GUILLESTRE: Bernard LETERRIER (divers gauche)

 

HAUT-BUËCH Jacques FRANCOU (divers droite)

ASPRES-SUR-BUËCH: Françoise PINET (divers droite)

 

HAUT-CHAMPSAUR Philippe SIGNOURET (divers droite)

SAINT-JEAN-SAINT-NICOLAS: Josiane ARNOUX (divers droite)

 

LARAGNAIS Henriette MARTINEZ (UMP)

LAZER: Patricia MORHET-RICHAUD (divers gauche)

LARAGNE-MONTEGLIN: Henriette MARTINEZ (UMP)

 

PAYS DES ECRINS Cyrille DRUJON D’ASTROS (UMP)

L’ARGENTIERE-LA-BESSEE: Joël GIRAUD (PRG)

 

PAYS DE SERRE-PONCON Roland ARNAUD (divers gauche)

ESPINASSES: Francine MICHEL (EELV)

 

SAVINOIS – SERRE-PONCON Victor BERENGUEL (divers droite)

SAVINES-LE-LAC: Victor BERENGUEL (divers droite)

 

SERROIS Michel ROLLAND (divers gauche)

SERRES: Bernard MATHIEU (divers gauche)

 

TALLARD-BARCILLONNETTE Jean-Michel ARNAUD (divers droite)

TALLARD: Jean-Michel ARNAUD (divers droite)

 

VALGAUDEMAR Daniel ALLUIS (divers droite)

SAINT-FIRMIN: Alain FREYNET (divers droite)

 

VALLEE DE L’AVANCE Joël BONNAFFOUX (divers gauche)

LA BÂTIE-NEUVE: Joël BONNAFFOUX (divers gauche)

CHORGES: Christian DURAND (divers droite)

 

VALLEE DE L’OULE Gérard TENOUX (divers droite)

BRUIS: Gérard TENOUX (divers droite)

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Les municipales dans les ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE

Posté par atlaspol le 8 mai 2014

Au niveau municipal, les deux plus grandes villes du département ont connu des fortunes diverses. Tenue depuis 1977 par Pierre Rinaldi, Digne-les-Bains s’est donnée pour maire, dès le premier tour en 1995, Jean-Louis Bianco, qui a su fédérer une partie des électeurs de droite mécontents de la gestion de plus en plus contestée de M. Rinaldi. En revanche, en 2001, M. Bianco ne put faire l’économie d’un second tour. Le scrutin de 2008 est marqué par la division. Installé en 2002 par Jean-Louis Bianco, Serge Gloaguen doit faire face à René Massette, soutenu par la fédération PS… et par Jean-Louis Bianco. Partagée en deux liste, la droite plafonne à 28 %. Elle ne parvient pas à se mettre d’accord au second tour, remporté haut la main par Serge Gloaguen qui domina ce scrutin de bout en bout.

Le déclin de la droite et les divisions de la gauche dignoises ouvrent un boulevard au FN en 2014. A la surprise générale, sa tête de liste Anne Baudoui-Maurel sort en tête du premier tour, avec 27,69 % des exprimés, 124 voix devant Patricia Granet, la candidate soutenue par le président (PS) du conseil général Gilbert Sauvan. Suivent ensuite la liste de l’ex premier adjoint Franck Di Benedetto et deux listes de droite, ces dernières totalisant à peine plus du quart des exprimés. Le désistement de M. Di Benedetto permet à Mme Granet de remporter la triangulaire du second tour, mais le FN, avec cinq élus contre trois à la liste UMP de Christian Barbero, devient la seconde force du conseil municipal.

Entre 1977 et 2001, Manosque a été le théâtre de la rivalité entre le radical de gauche Robert Honde et le gaulliste Louis Rafailli. Un affrontement qui tourna à la victoire du premier en 1977, du second en 1983, puis au retour triomphal de M. Honde en 1995. Lors de ce scrutin, le total des voix d’extrême-droite dépassa les 24 %, répartis entre le FN et l’Alliance populaire. Distancé au premier tour par M. Honde, M. Rafailli choisit alors de s’allier à la liste AP de Jean-Claude de Guilhermier. Loin de convaincre, cet attelage obtint au second tour exactement 40 voix de moins que l’addition des deux listes… En revanche, Robert Honde attira le petit millier d’abstentionnistes du premier tour, lui permettant de frôler la majorité absolue.

En 2001, le mauvais report des voix écologistes fut fatal à Robert Honde. Vainqueur de la primaire à droite, le RPR Bernard Jeanmet profite en revanche pleinement de son alliance avec l’UDF Gérard Velin et attire de nombreux abstentionnistes. Il est reconduit au second tour en 2008, mais ne fait pas le plein des voix de la droite, assez divisée au premier tour (trois listes). En revanche, 2014 est pour lui un véritable plébiscite, qui voit également le PS relégué en quatrième position derrière le FN et le Front de gauche.

Fond de carte Géoatlas, reproduction interdite

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Maires et présidents d’intercommunalités

ASSE-BLEONE-VERDON Patricia GRANET (divers gauche)

DIGNE-LES-BAINS: Patricia GRANET (divers gauche)

CHAMPTERCIER: Régine AILHAUD-BLANC (PS)

 

DURANCE-LUBERON-VERDON Bernard JEANMET (UMP)

MANOSQUE: Bernard JEANMET (UMP)

PIERREVERT: André MILLE (UMP)

SAINTE-TULLE: Jean-Luc QUEIRAS (divers gauche)

ORAISON: Michel VITENET (UDI)

LA BRILLANNE: Jean-Charles BORGHINI (divers gauche)

VOLX: Jérôme DUBOIS (PS)

GREOUX-LES-BAINS: Paul AUDAN (divers droite)

VALENSOLE: Gérard AURRIC (divers droite)

VILLENEUVE: Jacques ECHALON (divers gauche)

 

DUYES ET BLEONE Emmanuelle MARTIN (divers gauche)

MALLEMOISSON: Emmanuelle MARTIN (divers gauche)

 

HAUTE-BLEONE Jean-Marie BELTRANDO (PS)

LE BRUSQUET: Gilbert REINAUDO (PS)

 

HAUTE-PROVENCE Jacques DEPIEDS (divers droite)

MANE: Jacques DEPIEDS (divers droite)

 

HAUT-VERDON – VAL-D’ALLOS Chantal CAIRE-CAIS (divers gauche)

BEAUVEZER: Roselyne SERRANO (divers gauche)

 

LURE-VANCON-DURANCE Michel LAUFERON (MRC)

SALIGNAC: Chantal CHAIX (divers gauche)

 

MOTTE-TURRIERS Jean-Jacques LACHAMP (divers gauche)

LA MOTTE-DU-CAIRE: Patrick MASSOT (PS)

 

MOYENNE-DURANCE Patrick MARTELLINI (divers gauche)

CHATEAU-ARNOUX-SAINT-AUBAN: Patrick MARTELLINI (divers gauche)

VOLONNE: Sandrine COSSERAT (EELV)

LES MEES: Gérard PAUL (FG)

PEYRUIS: Patrick VIVOS (divers gauche)

 

MOYEN-VERDON Serge PRATO (UMP)

CASTELLANE: Jean-Pierre TERRIEN (divers gauche)

 

PAYS DE BANON Brigitte REYNAUD (divers gauche)

BANON: Philippe WAGNER (divers droite)

 

PAYS D’ENTREVAUX Daniel PARAVICINI (MODEM)

ENTREVAUX: Lucas GUIBERT (divers gauche)

 

PAYS DE FORCALQUIER ET MONTAGNE DE LURE Pierre GARCIN (PS)

FORCALQUIER: Christophe CASTANER (PS)

 

PAYS DE SEYNE Francis HERMITTE (divers gauche)

SEYNE: Francis HERMITTE (divers gauche)

 

SISTERONAIS Daniel SPAGNOU (UMP)

SISTERON: Daniel SPAGNOU (UMP)

 

TEILLON Marcel CHAIX (divers gauche)

DEMANDOIX: Ludovic MANGIAPIA (divers gauche)

 

TERRES DE LUMIERE Jean MAZZOLLI (divers droite)

ANNOT: Jean BALLESTER (divers droite)

 

UBAYE – SERRE-PONCON Guy BARNEAUD (divers droite)

LA BREOLE: Roger MASSE (UMP)

 

VALLEE DU JABRON Alain COSTE (divers droite)

NOYERS-SUR-JABRON: François HUGON (UMP)

 

VALLEE DE L’UBAYE Jacques MARTIN (UMP)

BARCELONNETTE: Pierre MARTIN-CHARPENEL (divers droite)

 

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Les municipales dans l’ALLIER

Posté par atlaspol le 4 mai 2014

Les rapports de forces au niveau municipal reflètent bien la situation générale: une gauche encore puissante mais repliée dans les campagnes et les petites banlieues industrielles. Avant 2001, les communistes géraient encore Montluçon, la commune la plus peuplées, Moulins et Vichy étant aux mains de la droite gaulliste et libérale et les socialistes se contentaient de mairies de moindre importance.

Après avoir réussi son parachutage aux législatives de 1993, le ministre du Logement Pierre-André Périssol prend sans coup férir, dès le premier tour, en 1995, la préfecture Moulins, qui vote à droite depuis des décennies, et qui, racontait-on, aurait été guignée par le journaliste Jean-Claude Bourret, cherchant à obtenir l’investiture du RPR. M. Périssol fait encore mieux en 2001, améliorant son score de quatre points. Mis en danger en 2008 par la candidature dissidente de son ancien premier adjoint Dominique-Jean Lardans, il gagne de justesse (138 voix) une triangulaire à hauts risques. Le terrain est davantage dégagé en 2014. Seul candidat de droite, Pierre-André Périssol l’emporte haut la main au premier tour face au PS et LO.

En 1995, Pierre Goldberg est réélu au premier tour à Montluçon. En revanche, sa succession, préparée dès 1998 avec Jean-Claude Micouraud, est un cuisant échec. Dès le premier tour, en 2001, le pasquaïen Daniel Dugléry s’impose avec 9775 voix, alors que Jean Gravier n’en avait obtenu que 6885 en 1995. Il semble que la municipalité communiste ait été victime de la très forte campagne sur l’insécurité menée par la droite, au niveau national, lors du scrutin de 2001. Réputé plus fragile en 2008, Daniel Dugléry s’impose une nouvelle fois au premier tour, face à une gauche divisée entre le député PS Bernard Lesterlin, Pierre Goldberg, des communistes dissidents et une liste LO. Un scénario qui se répète en 2014, avec cette fois le PS, le Front de gauche, des divers gauche et LO.

A Vichy, où Claude Malhuret est maire depuis 1989, les élections ne sont en général pas un long fleuve tranquille. En 1995, M. Malhuret doit faire face au PS, au FN, mieux implanté que dans le reste du département, à la dissidence de l’UDF Thierry Wirth. Cependant, largement en tête au premier tour, il s’impose facilement dans la quadrangulaire du second.

Le phénomène se reproduit en 2001, mais de façon plus périlleuse. La scission mégrétiste ayant décimé le FN, remplacé par un MNR plus faible, Claude Malhuret doit faire face à une dissidence plus menaçante, en la personne de l’avocat Gilbert Collard, candidat radical valoisien, et par le non moins menaçant Gérard Charasse, flanqué sur sa gauche d’une liste verte. Au premier tour, le maire ne distance le député que de 406 voix, Gilbert Collard rassemblant 23,07 % et le MNR et les Verts faisant jeu égal. Au second tour, l’avance de Claude Malhuret sur Gérard Charasse, qui a fusionné avec les Verts, s’est à peine creusée. Gilbert Collard, qui s’est maintenu, voit ses positions s’éroder. 

Gérard Charasse repart à l’assaut en 2008. Mais, gêné par deux autres listes de gauche, il accuse un retard de plus de 1200 voix au premier tour sur Claude Malhuret, encombré lui d’une nouvelle candidature Collard. L’avocat se retire finalement au second tour, en faveur de Gérard Charasse, mais cela n’empêche pas la réélection de Claude Malhuret avec une avance de 273 voix, certains électeurs de gauche ayant été vraisemblablement troublés par le désistement de Gérard Collard.

Le scrutin de 2014 s’avère être en revanche une promenade de santé pour M. Malhuret. Seul candidat de droite parlementaire, il l’emporte cette fois au premier tour avec 54,53 % des exprimés, la gauche n’atteignant même pas, sur deux listes, le tiers des exprimés. Un effondrement qui profite à un FN qui obtient deux sièges.

Fond de carte Géoatlas, reproduction interdite

Fond de carte Géoatlas, reproduction interdite

 

Maires et présidents d’intercommunalités

 

MOULINS Pierre-André PERISSOL (UMP)

 

MOULINS Pierre-André PERISSOL (UMP)

 

AVERMES: Alain DENIZOT (PS)

 

NEUVY: Gilles BAY (divers droite)

 

YZEURE Pascal PERRIN (PS)

 

AGGLOMERATION MONTLUCONNAISE Daniel DUGLERY (UMP)

MONTLUCON Daniel DUGLERY (UMP)

DESERTINES: Christian SANVOISIN (FG)

DOMERAT: Marc MALBET (PS)

LAVAULT-SAINTE-ANNE: Samir TRIKI (divers droite)

PREMILHAT: Bernard POZZOLI (divers gauche)

QUINSSAINES: Francis NOUHANT (divers gauche)

SAINT-VICTOR: Jean-Pierre GUERIN (divers droite)

 

VICHY VAL D’ALLIER Claude MALHURET (UMP)

VICHY Claude MALHURET (UMP)

CUSSET Sébastien LALOY (UDI)

ABREST Patrick MONTAGNIER (divers gauche)

BELLERIVE-SUR-ALLIER: Jérôme JOANNET (divers droite)

CREUZIER-LE-NEUF: Roland LOVATY (divers gauche)

CREUZIER-LE-VIEUX: André CROUZIER (divers gauche)

HAUTERIVE: Didier CORRE (divers gauche)

SAINT-YORRE: Roger LEVILLAIN (FG)

SERBANNES: Raymond POURCHON (divers gauche)

LE VERNET: Bernard AGUIAR (divers gauche)

SAINT-GERMAIN-DES-FOSSES: Elisabeth ALBERT-CUISSET (divers droite)

BILLY: Jean-Pierre BLANC (divers gauche)

VENDAT: Jean-Marc GERMANANGUE (divers droite)

SAINT-REMY-EN-ROLLAT: Alain DUMONT (divers droite)

CHARMEIL: Franck GONZALES (divers droite)

 

BASSIN DE GANNAT Véronique POUZADOUX (UMP)

GANNAT: Véronique POUZADOUX (UMP)

 

BOCAGE BOURBONNAIS Jean-Paul DUFREGNE (FG)

BOURBON-L’ARCHAMBAULT: Yves GIRARDOT (divers droite)

 

BOCAGE SUD Michel LAFAY (PS)

LE MONTET: Jean-Pierre JEUDY (UMP)

 

COMMENTRY – NERIS-LES-BAINS Claude RIBOULET (UDI)

COMMENTRY: Claude RIBOULET (UDI)

MALICORNE: Serge BADUEL (divers gauche)

NERIS-LES-BAINS: Alain CHAPY (divers droite)

 

DONJON – VAL LIBRE Gilles BERRAT (PRG)

LE DONJON: Guy LABBE (PS)

 

MONTAGNE BOURBONNAISE François SZYPULA (divers droite)

LE MAYET-DE-MONTAGNE: Gilles DURANTON (divers droite)

 

PAYS DE CHEVAGNES EN SOLOGNE BOURBONNAISE Philippe CHARRIER (divers droite)

CHEVAGNES: Philippe CHARRIER (divers droite)

 

PAYS D’HURIEL Michel TABUTIN (FG)

HURIEL: Stéphane ABRANOWITCH (divers gauche)

 

PAYS DE LAPALISSE Jacques DE CHABANNES (PRG)

LAPALISSE: Jacques DE CHABANNES (PRG)

SAINT-PRIX: Didier HANGARD (divers droite)

 

PAYS DE LEVIS EN BOCAGE BOURBONNAIS Jean-Claude CHAMIGNON (divers droite)

LURCY-LEVIS: Claude VANNEAU (divers doite)

 

PAYS DE MARCILLAT-EN-COMBRAILLE Christian CHITO (divers droite)

MARCILLAT-EN-COMBRAILLE: Christian CHITO (divers droite)

 

PAYS SAINT-POURCINOIS Bernard COULON (UDI)

SAINT-POURCAIN-SUR-SIOULE: Bernard COULON (UDI)

 

PAYS DE TRONCAIS Gérard DERIOT (UMP)

CERILLY: Olivier FILLIAT (divers droite)

 

REGION DE MONTMARAULT Bruno ROJOUAN (divers droite)

MONTMARAULT: Bernard MARTIN (divers gauche)

COSNE-D’ALLIER: Martial SANLIAS (divers droite)

 

SIOULE, COLETTES ET BOUBLE Daniel REBOUL (divers droite)

EBREUIL: Pierre TERIITEHAU (divers gauche)

 

VAL DE BESBRE – SOLOGNE BOURBONNAISE Pascal VERNISSE (divers gauche)

DOMPIERRE-SUR-BESBRE: Pascal VERNISSE (divers gauche)

 

VAL-DE-CHER Gérard CIOFOLO (PS)

VALLON-EN-SULLY: Mohammed KEMIH (divers gauche)

 

VARENNES-FORTERRE Roger LITAUDON (divers droite)

VARENNES-SUR-ALLIER: Roger LITAUDON (divers droite)

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