Les cantonales dans l’ALLIER

Posté par atlaspol le 9 février 2014

Au conseil général, la domination socialiste, puis communiste, venue principalement de campagnes acquises depuis des décennies au syndicalisme rouge, est constamment disputée par la droite modérée depuis 1970.

La droite a vu ses positions s’effriter en 1994, perdant deux sièges lors de cette séquence. A gauche, les communistes, qui placent quatre nouveaux élus à Ebreuil, Huriel, Montluçon-Est et Moulins-Sud, ont le vent en poupe et repassent devant le PS, à 9 élus contre 6 (6 contre 7 en 1992). 

En 1998, la gauche gagne encore quatre sièges, dont trois pour le PCF: Hérisson, Souvigny et Montluçon-Ouest. Le quatrième étant remporté à Cusset-Sud par Gérard Charasse, qui voit son lent travail d’implantation porter ses fruits. Jean-Claude Mairal devient président du conseil général, faisant de l’Allier le seul département métropolitain communiste non exclusivement urbain.

L’avance de cinq sièges de la gauche disparaît en 2001. Le PCF, qui résiste bien en milieu rural, est en revanche balayé Montluçon Est et Nord-Est. Jean-Claude Mairal lui-même est battu à Moulins-Sud. Autre défaite symbolique: celle de Jeannine Gauthier à Commentry, face au divers droite Claude Riboulet, qui fait écho à la chute de la municipalité PS, dans cette commune socialiste depuis 1882.

Le scrutin de 2004 voit les cartes redistribuées. La majorité de droite, bien que menacée – en particulier le président du conseil général Gérard Dériot, sans doute boudé par l’électorat modéré après son ralliement à l’UMP, en son canton de Cérilly -, reste en place. Les communistes continuent à se maintenir dans les campagnes, en remportant notamment Le Montet face au député Yves Simon, mais cèdent du terrain au PS dans les villes, à savoir Montluçon Nord-Ouest et Ouest. La droite, sous la bannière de l’Union républicaine du Bourbounnais, ne compte plus qu’un siège d’avance sur les socialistes, et doit aussi compter avec les radicaux de gauche, bien implantés dans le Sud-Est du département.

La partielle tant redoutée par la droite survient en novembre 2007, suite au décès du conseiller général Jean-Marie Potin. Le canton de Chevagnes, à droite depuis 1982, est pris par les communistes, qui avaient il est vrai obtenu 49 % lors du précédent renouvellement. Le court délai séparant cette élection des cantonales permet cependant à Gérard Dériot de se maintenir.

Un sursis de courte durée. La majorité résiste bien lors des cantonales de 2008. Elle reprend même Montluçon-Sud à la gauche, mais perd Lurcy-Lévis et échoue à reconquérir Chevagnes. Le communiste Jean-Paul Dufregne devient président du conseil général.

Le scrutin de 2011 se caractérise par sa stabilité. Aucune modification de rapports de force mais deux nouvelles têtes émergent: Christian Chito (divers droite) à Marcillat-en-Combrailles et Pascal Vernisse (app. PCF) à Dompierre-sur-Besbre.

Fond de carte Géoatlas, reproduction interdite

Fond de carte Géoatlas, reproduction interdite

 

Conseil général de l’Allier

12 divers droite, 9 FG, 6 PS, 5 UMP, 2 PRG, 1 EELV

Chronologie des présidents

1945 Georges ROUGERON (SFIO)

1970 Jean CLUZEL (CD)

1976 Georges ROUGERON (PS)

1979 Henri GUICHON (PCF)

1982 Henri COQUE (divers droite)

1985 Jean CLUZEL (UDF)

1992 Gérard DERIOT (divers droite)

1998 Jean-Claude MAIRAL (PCF)

2001 Gérard DERIOT (divers droite)

2008 Jean-Paul DUFREGNE (PCF)

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