Les cantonales dans les ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE

Posté par atlaspol le 9 février 2014

Longtemps tenu par la gauche, le conseil général a vu se succéder les présidents élus au bénéfice de l’âge entre 1982 et 1992, du fait de l’érosion de la majorité, qui bascula à droite en 1988. Devenu président du conseil général en 1992, Pierre Rinaldi ne parvint pas à empêcher l’élection en 1994 de Jean-Louis Bianco dans le canton de Digne-Ouest, voisin du sien. L’ancien ministre obtenait enfin le succès, après l’échec de son parachutage à Forcalquier et son score médiocre aux régionales de 1992. Le scrutin de 1994 consacra cependant le statu quo, avec quelques chassés-croisés de droite à gauche (Moustiers-Sainte-Marie) et de gauche à droite (Saint-Étienne-les-Orgues et Turriers).

Devenu maire de Digne en 1995 et fort de sa percée aux régionales, Jean-Louis Bianco attendit 1998 pour s’asseoir dans le fauteuil de Pierre Rinaldi. Avec les gains de Castellane, Forcalquier et Noyers-sur-Jabron, la gauche dépassa la droite d’un siège. Une majorité renforcée en 2001, malgré la perte des Mées, par la conquête d’Allos-Colmars et de Saint-Étienne-les-Orgues. A noter qu’entre-temps, la gauche gagna également Digne-Est, le canton de M. Rinaldi, après le décès de ce dernier.

Avec quatre sièges supplémentaires, la gauche s’est davantage enracinée en 2004. L’énorme surprise vînt de Barcelonnette, avec la défaite du maire UMP dans un bastion conservateur, à la sociologie électorale proche des Hautes-Alpes voisines. Avec le gain de Valensole et Riez, la gauche devient hégémonique sur le plateau de Valensole. La droite est également bousculée dans la vallée de la Durance, où elle avait considérablement progressé depuis les année 80.

Le PCF, quant à lui, reste stable avec quatre cantons, situés pour la plupart en zone rurale, à l’exception de Manosque – Sud-est, qui recouvre la petite ville ouvrière de Sainte-Tulle.

En 2008, c’est pourtant la seule formation de gauche à reculer, en cédant Entrevaux à la droite. La majorité progresse cependant lors de cette série. Elle mord un peu plus sur l’électorat montagnard, en emportant Seyne, et devient hégémonique sur tous les cantons de Manosque. L’UMP est le grand perdant de ce scrutin, en passant de six à deux sièges, au profit de la gauche, notamment à Peyruis, où tombe Francis Galizi, l’un des derniers survivants de l’ère Rinaldi.

La droite recule encore en 2011, en perdant Barrême. Le PS progresse lui au détriment de ses alliés communistes (Reillanne) et chevènementistes (Volonne).

Fond de carte Géoatlas, reproduction interdite

Fond de carte Géoatlas, reproduction interdite

 

Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence

15 PS, 6 divers gauche, 4 divers droite, 2 FG, 2 UMP, 1 EELV

Chronologie des présidents

1945 Ernest BORRELLY (radical)

1959 Claude DELORME (SFIO)

1983 Héloïs CASTOR (PS)

1985 Ernest DON (PS)

1988 Maurice BONIFACE (UDF)

1992 Pierre RINALDI (RPR)

1998 Jean-Louis BIANCO (PS)

2012 Gilbert SAUVAN (PS)

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