Les législatives et les sénatoriales dans le HAUT-RHIN

Posté par atlaspol le 30 juillet 2014

Le jeu politique est davantage ouvert dans le Haut-Rhin que dans son voisin du nord. Le gaullisme s’y est imposé plus tôt, au détriment de la démocratie chrétienne, la gauche y possède des fiefs plus durables, les écologistes sont davantage implantés et l’extrême-droite, bien que très présente, assez divisée.

Le fort redécoupage du département, qui perd un siège, en 2012, ne modifie pas en profondeur les équilibres. Les batailles les plus acharnées sont menées dans les nouvelles 5e et 6e, qui recouvrent Mulhouse. Arlette Grosskost (UMP) et Francis Hillmeyer (ARES) n’atteignent pas les 40 % au premier tour. Dans un contexte de faible participation, le FN ne peut se maintenir que dans la 6e. Au second tour, Francis Hillmeyer y domine nettement la triangulaire l’opposant à Malika Schmidlin (PS) et à la conseillère régionale frontiste Martine Binder. Dans la 5e, Arlette Grosskost l’emporte avec 55,76 % devant le conseiller général PS Pierre Freyburger. Partout ailleurs, l’UMP dépasse les 60 % au second tour, y compris à Colmar où Eric Straumann a retrouvé, au premier tour, Francis Meyer sur sa route. Dans la 4e, l’ancienne 7e abritant des bastions ouvriers, le redécoupage favorise largement Michel Sordi. Quant à Jean-Luc Reitzer, dans la 3e, il se passe de second tour, la gauche n’ayant présenté aucun candidat contre lui, laissant les écologistes Antoine Waechter, soutenu par le PS et EELV, et Max Delmond monter au front.

Fond de carte Géoatlas, reproduction interdite

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Chronologie des députés

1 COLMAR

2012 Eric STRAUMANN (UMP)

2 GUEBWILLER

2012 Jean-Louis CHRIST (Rass. UMP)

3 ALTKIRCH, HUNINGUE

2012 Jean-Luc REITZER (UMP)

4 THANN, CERNAY

2012 Michel SORDI (Rass. UMP)

5 MULHOUSE EST, OUEST, SUD

2012 Arlette GROSSKOST (Rass. UMP)

6 MULHOUSE NORD

2012 Francis HILLMEYER (UDI)

 

Les bons résultats aux municipales de 2001 permettent à la gauche de prendre deux sièges à la droite aux sénatoriales de 2004. Un succès amplifié par le passage au scrutin proportionnel et la division de la droite, qui aligne cinq listes. Celle de l’UMP, conduite par le sortant Hubert Haenel, parvient à faire élire deux candidats. En revanche, Jean-Louis Lorrain est battu, tout comme Gilbert Meyer et Charles Buttner. Deux ans après sa défaite aux législatives, Jean-Marie Bockel retrouve le Parlement. Avec deux nouvelles venues, Catherine Troendlé (UMP) et Patricia Schillinger (PS), le Haut-Rhin respecte la loi sur la parité.

Après le ralliement de Jean-Marie Bockel à Nicolas Sarkozy en 2007, puis la perte par la gauche de Mulhouse en 2008, confirmée en mars 2014, la droite pouvait s’attendre à un grand chelem en septembre 2014. Au final, la gauche résiste mieux que prévu. Avec 21 % des exprimés, Patricia Schillinger parvient à sauver son siège. Jean-Marie Bockel également, mais à la tête d’une liste UDI, surfant sur les bons résultats de la formation centriste aux municipales. Catherine Troendlé retrouve aussi son siège, aux côtés de René Danesi, qui succède à Françoise Boog, devenue sénatrice au décès de Jean-Louis Lorrain en 2013, remplaçant d’Hubert Haenel en 2010.

Chronologie des sénateurs

2004 Jean-Marie BOCKEL (soc.) 2004-2007 puis (ras. dém. soc. eur.) 2010-2014; Françoise BOOG (UMP), 2013-2014; Hubert HAENEL (UMP), 2004-2010; Jean-Louis LORRAIN (UMP), 2010-2013; Jacques MULLER (ratt. soc.) 2007-2010; Patricia SCHILLINGER (soc.); Catherine TROENDLE (UMP)

2014 Jean-Marie BOCKEL (UDI); René DANESI (UMP); Patricia SCHILLINGER (soc.); Catherine TROENDLE (UMP)

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