Les municipales dans les Hautes-Alpes

Posté par atlaspol le 10 mai 2014

A droite depuis 1971, détenue dès 1989 par l’ancien ministre UDF Pierre Bernard-Reymond, Gap a semblé plusieurs fois à portée de la gauche. En 1995, Daniel Chevallier manqua de créer la surprise. Arrivée à 800 voix derrière le maire sortant, sa liste bénéficia de la dynamique de la fusion avec les Verts et de bons reports des voix radicales. Tant et si bien que cet écart ne fut plus que de 608 voix au second tour.

La seule présence de la liste de M. Chevallier face à la sienne en 2001 bénéficia à M. Pierre-Reymond, qui l’emporta cette fois de plus de 1700 suffrages. Mais, devenu sénateur en 2007, il laisse les clefs de la mairie au radical Roger Didier, démontrant que les lignes politiques n’ont pas fini de bouger dans les Hautes-Alpes. Investi par l’UMP en 2008, Roger Didier doit faire face à une forte contestation, à la fois à gauche et à droite. Arrivé en tête au premier tour, il l’emporte de justesse au second, dans une triangulaire l’opposant à la liste divers gauche de Guy Blanc et celle divers droite de Jean-Marc Passeron. Il semble que la droite ait en grande partie abandonné ce dernier, pour se reporter sur le maire sortant, face à une gauche unie jusqu’à la LCR.

En 2014, Roger Didier arrive très nettement en tête au premier tour, avec 49,04 % des exprimés, mais semble manquer de réserves pour le second, les trois autres listes étant menées par Bernard Jaussaud (PS), Guy Blanc (divers gauche) et Claude Eyraud (FG). Mais, incapables de s’entendre, ils restent en lice au second, remporté sur sa lancée par M. Didier.

Vainqueur du socialiste Robert de Caumont en 1989, Alain Bayrou n’eut aucun mal, face à une gauche divisée, à se maintenir dans le fauteuil de maire de Briançon. Après avoir largement battu une liste RPR au premier tour en 1995, il a raison au second du candidat officiel de la gauche et de M. de Caumont, obtenant au passage 55 % des voix. Un scénario qui se reproduisit en 2001, cette fois-ci au premier tour. La situation est plus délicate en 2008. Arrivé en tête au premier tour, Alain Bayrou doit faire face à la fusion au second tour entre le PS et le MODEM. Il est sauvé par l’absence de consigne donné par Robert de Caumont, arrivé quatrième au premier tour. Mais Alain Bayrou démissionne après son invalidation, en 2009. Un retrait qui ouvre une brèche à gauche et profite au conseiller général socialiste du canton Nord, Gérard Fromm, qui s’impose assez nettement au second tour face à l’équipe sortante.

Gérard Fromm sauve son fauteuil de maire en 2014 en grande partie grâce aux divisions de la droite. Bien que ne pesant que 35,95 % des exprimés au premier tour, il emporte le second avec 52,72 %. Malgré le retrait en sa faveur de l’UMP Arnaud Murgia, Romain Gryzka, dissident de l’UMP est très loin de faire le plein de voix de droite, certains électeurs semblant s’être reportés sur la liste Fromm, qui mobilise davantage d’abstentionnistes.

Fond de carte Géoatlas, reproduction interdite

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Maires et président d’intercommunalités

GAPENCAIS Roger DIDIER (divers droite)

GAP: Roger DIDIER (divers droite)

 

BARONNIES Jean-Louis REY (divers gauche)

LAGRAND: Edmond FRANCOU (divers gauche)

 

BRIANCONNAIS Alain FARDELLA (PRG)

BRIANÇON: Gérard FROMM (PS)

PUY-SAINT-PIERRE: Jean-Marius BARNEOUD (divers droite)

SAINT-CHAFFREY: Jean-Luc NEVEU (divers gauche)

LA SALLE-LES-ALPES: Alain FARDELLA (PRG)

VILLARS-SAINT-PANCRACE: Sébastien FINE (divers gauche)

 

BUËCH-DEVOLUY Jean-Marie BERNARD (divers droite)

VEYNES: René MOREAU (divers droite)

 

CANTON DE RIBIERS – VAL DE MEOUGE Bruno LAGIER (divers droite)

RIBIERS: Gérard NICOLAS (divers droite)

 

CHAMPSAUR Jean-Yves DUSSERRE (UMP)

SAINT-BONNET-EN-CHAMPSAUR: Laurent DAUMARK (divers droite)

 

EMBRUNAIS Chantal EYMOUD (UDI)

EMBRUN: Chantal EYMOUD (UDI)

BARATIER: Jean BERNARD (divers droite)

 

ESCARTON DU QUEYRAS Christian LAURENS (divers droite)

AIGUILLES: Serge LAURENS (divers droite)

 

GUILLESTROIS Max BREMOND (UMP)

GUILLESTRE: Bernard LETERRIER (divers gauche)

 

HAUT-BUËCH Jacques FRANCOU (divers droite)

ASPRES-SUR-BUËCH: Françoise PINET (divers droite)

 

HAUT-CHAMPSAUR Philippe SIGNOURET (divers droite)

SAINT-JEAN-SAINT-NICOLAS: Josiane ARNOUX (divers droite)

 

LARAGNAIS Henriette MARTINEZ (UMP)

LAZER: Patricia MORHET-RICHAUD (divers gauche)

LARAGNE-MONTEGLIN: Henriette MARTINEZ (UMP)

 

PAYS DES ECRINS Cyrille DRUJON D’ASTROS (UMP)

L’ARGENTIERE-LA-BESSEE: Joël GIRAUD (PRG)

 

PAYS DE SERRE-PONCON Roland ARNAUD (divers gauche)

ESPINASSES: Francine MICHEL (EELV)

 

SAVINOIS – SERRE-PONCON Victor BERENGUEL (divers droite)

SAVINES-LE-LAC: Victor BERENGUEL (divers droite)

 

SERROIS Michel ROLLAND (divers gauche)

SERRES: Bernard MATHIEU (divers gauche)

 

TALLARD-BARCILLONNETTE Jean-Michel ARNAUD (divers droite)

TALLARD: Jean-Michel ARNAUD (divers droite)

 

VALGAUDEMAR Daniel ALLUIS (divers droite)

SAINT-FIRMIN: Alain FREYNET (divers droite)

 

VALLEE DE L’AVANCE Joël BONNAFFOUX (divers gauche)

LA BÂTIE-NEUVE: Joël BONNAFFOUX (divers gauche)

CHORGES: Christian DURAND (divers droite)

 

VALLEE DE L’OULE Gérard TENOUX (divers droite)

BRUIS: Gérard TENOUX (divers droite)

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Les municipales dans les ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE

Posté par atlaspol le 8 mai 2014

Au niveau municipal, les deux plus grandes villes du département ont connu des fortunes diverses. Tenue depuis 1977 par Pierre Rinaldi, Digne-les-Bains s’est donnée pour maire, dès le premier tour en 1995, Jean-Louis Bianco, qui a su fédérer une partie des électeurs de droite mécontents de la gestion de plus en plus contestée de M. Rinaldi. En revanche, en 2001, M. Bianco ne put faire l’économie d’un second tour. Le scrutin de 2008 est marqué par la division. Installé en 2002 par Jean-Louis Bianco, Serge Gloaguen doit faire face à René Massette, soutenu par la fédération PS… et par Jean-Louis Bianco. Partagée en deux liste, la droite plafonne à 28 %. Elle ne parvient pas à se mettre d’accord au second tour, remporté haut la main par Serge Gloaguen qui domina ce scrutin de bout en bout.

Le déclin de la droite et les divisions de la gauche dignoises ouvrent un boulevard au FN en 2014. A la surprise générale, sa tête de liste Anne Baudoui-Maurel sort en tête du premier tour, avec 27,69 % des exprimés, 124 voix devant Patricia Granet, la candidate soutenue par le président (PS) du conseil général Gilbert Sauvan. Suivent ensuite la liste de l’ex premier adjoint Franck Di Benedetto et deux listes de droite, ces dernières totalisant à peine plus du quart des exprimés. Le désistement de M. Di Benedetto permet à Mme Granet de remporter la triangulaire du second tour, mais le FN, avec cinq élus contre trois à la liste UMP de Christian Barbero, devient la seconde force du conseil municipal.

Entre 1977 et 2001, Manosque a été le théâtre de la rivalité entre le radical de gauche Robert Honde et le gaulliste Louis Rafailli. Un affrontement qui tourna à la victoire du premier en 1977, du second en 1983, puis au retour triomphal de M. Honde en 1995. Lors de ce scrutin, le total des voix d’extrême-droite dépassa les 24 %, répartis entre le FN et l’Alliance populaire. Distancé au premier tour par M. Honde, M. Rafailli choisit alors de s’allier à la liste AP de Jean-Claude de Guilhermier. Loin de convaincre, cet attelage obtint au second tour exactement 40 voix de moins que l’addition des deux listes… En revanche, Robert Honde attira le petit millier d’abstentionnistes du premier tour, lui permettant de frôler la majorité absolue.

En 2001, le mauvais report des voix écologistes fut fatal à Robert Honde. Vainqueur de la primaire à droite, le RPR Bernard Jeanmet profite en revanche pleinement de son alliance avec l’UDF Gérard Velin et attire de nombreux abstentionnistes. Il est reconduit au second tour en 2008, mais ne fait pas le plein des voix de la droite, assez divisée au premier tour (trois listes). En revanche, 2014 est pour lui un véritable plébiscite, qui voit également le PS relégué en quatrième position derrière le FN et le Front de gauche.

Fond de carte Géoatlas, reproduction interdite

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Maires et présidents d’intercommunalités

ASSE-BLEONE-VERDON Patricia GRANET (divers gauche)

DIGNE-LES-BAINS: Patricia GRANET (divers gauche)

CHAMPTERCIER: Régine AILHAUD-BLANC (PS)

 

DURANCE-LUBERON-VERDON Bernard JEANMET (UMP)

MANOSQUE: Bernard JEANMET (UMP)

PIERREVERT: André MILLE (UMP)

SAINTE-TULLE: Jean-Luc QUEIRAS (divers gauche)

ORAISON: Michel VITENET (UDI)

LA BRILLANNE: Jean-Charles BORGHINI (divers gauche)

VOLX: Jérôme DUBOIS (PS)

GREOUX-LES-BAINS: Paul AUDAN (divers droite)

VALENSOLE: Gérard AURRIC (divers droite)

VILLENEUVE: Jacques ECHALON (divers gauche)

 

DUYES ET BLEONE Emmanuelle MARTIN (divers gauche)

MALLEMOISSON: Emmanuelle MARTIN (divers gauche)

 

HAUTE-BLEONE Jean-Marie BELTRANDO (PS)

LE BRUSQUET: Gilbert REINAUDO (PS)

 

HAUTE-PROVENCE Jacques DEPIEDS (divers droite)

MANE: Jacques DEPIEDS (divers droite)

 

HAUT-VERDON – VAL-D’ALLOS Chantal CAIRE-CAIS (divers gauche)

BEAUVEZER: Roselyne SERRANO (divers gauche)

 

LURE-VANCON-DURANCE Michel LAUFERON (MRC)

SALIGNAC: Chantal CHAIX (divers gauche)

 

MOTTE-TURRIERS Jean-Jacques LACHAMP (divers gauche)

LA MOTTE-DU-CAIRE: Patrick MASSOT (PS)

 

MOYENNE-DURANCE Patrick MARTELLINI (divers gauche)

CHATEAU-ARNOUX-SAINT-AUBAN: Patrick MARTELLINI (divers gauche)

VOLONNE: Sandrine COSSERAT (EELV)

LES MEES: Gérard PAUL (FG)

PEYRUIS: Patrick VIVOS (divers gauche)

 

MOYEN-VERDON Serge PRATO (UMP)

CASTELLANE: Jean-Pierre TERRIEN (divers gauche)

 

PAYS DE BANON Brigitte REYNAUD (divers gauche)

BANON: Philippe WAGNER (divers droite)

 

PAYS D’ENTREVAUX Daniel PARAVICINI (MODEM)

ENTREVAUX: Lucas GUIBERT (divers gauche)

 

PAYS DE FORCALQUIER ET MONTAGNE DE LURE Pierre GARCIN (PS)

FORCALQUIER: Christophe CASTANER (PS)

 

PAYS DE SEYNE Francis HERMITTE (divers gauche)

SEYNE: Francis HERMITTE (divers gauche)

 

SISTERONAIS Daniel SPAGNOU (UMP)

SISTERON: Daniel SPAGNOU (UMP)

 

TEILLON Marcel CHAIX (divers gauche)

DEMANDOIX: Ludovic MANGIAPIA (divers gauche)

 

TERRES DE LUMIERE Jean MAZZOLLI (divers droite)

ANNOT: Jean BALLESTER (divers droite)

 

UBAYE – SERRE-PONCON Guy BARNEAUD (divers droite)

LA BREOLE: Roger MASSE (UMP)

 

VALLEE DU JABRON Alain COSTE (divers droite)

NOYERS-SUR-JABRON: François HUGON (UMP)

 

VALLEE DE L’UBAYE Jacques MARTIN (UMP)

BARCELONNETTE: Pierre MARTIN-CHARPENEL (divers droite)

 

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Les cantonales dans les ALPES-MARITIMES

Posté par atlaspol le 10 mars 2014

Bien que le conseil général soit largement dominé par la droite, le scrutin cantonal de 1998 a été plutôt favorable à la gauche, qui a progressé de 8 sièges, grâce surtout à des triangulaires avec le FN. Ainsi, le PCF emporta-t-il Nice III, et le PS Grasse-Nord, Nice XIV et surtout Nice V et XI aux dépens de Geneviève Médecin-Assemat et Rudy Salles. A Grasse-Sud, c’est le Vert Jean-Raymond Vinciguerra qui fit chuter Jean-Pierre Leleux, toujours dans une triangulaire. Une progression stoppée en 2001… au bénéfice de l’âge. Ayant obtenu exactement le même nombre de voix que le socialiste Marc Concas, à Nice I, le sortant libéral, Gérard Bosio, plus âgé, conserva son siège.

Quant au PCF qui, en 1994, détenait trois sièges de gauche sur quatre, il est resté stable en douze ans dans ses fiefs de la « Vallée rouge », au nord de Nice (Carros, Contes et L’Escarène). En 2008, il doit cependant céder Carros au PS dans une triangulaire.

Les cantonales de 2004 se déroulèrent à rebours du contexte politique national, défavorable à la droite. Cette dernière progressa d’un siège, Jean-Pierre Leleux ayant réussi à prendre Grasse-Nord au PS. Cependant, l’opposition départementale a stabilisé ses positions à Nice. Elle progresse lors de la partielle de juin 2005, qui voit l’élection de la socialiste Dominique Boy-Mottard à Nice VII. Une avance réduite lors de la partielle de juin 2007, qui voit un UMP remplacer un PS décédé dans la canton de Nice XI.

Christian Estrosi est l’un des rares président de département de droite à limiter les dégâts lors des cantonales de 2008. Sa majorité ne cède qu’un siège, Mougins, au profit des écologistes, preuve de l’influence encore importante exercée par l’ancien député André Aschieri dans le secteur.

En 2011, sur fond de poussée du FN, l’UMP récupère deux sièges, à Nice VII et XIV, ce qui réduit le contingent des conseillers généraux PS à deux contre trois communistes. A noter qu’à Nice XIV, l’ancien maire Jacques Peyrat, allié à l’extrême-droite, n’a pu empêcher l’UMP Dominique Estrosi-Sassonne de s’imposer.

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Conseil général des Alpes-Maritimes

39 UMP, 3 divers droite, 3 FG, 2 PS, 2 UDI, 1 divers gauche, 1 EELV, 1 PRG

Chronologie des présidents

1945 Virgil BAREL (PCF)

1947 André BOTTON (SFIO)

1951 Jean MEDECIN (divers droite)

1961 Francis PALMERO (divers droite)

1973 Jacques MEDECIN (CNIP)

1990 Charles GINESY (RPR)

2003 Christian ESTROSI (UMP)

2008 Eric CIOTTI (UMP)

 

 

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Les législatives et les sénatoriales dans les ALPES-MARITIMES

Posté par atlaspol le 11 février 2014

Rattaché à la France en 1860, l’ancien comté de Nice est l’un des départements les plus conservateurs de France. C’est aussi l’une des zones les plus favorables à l’extrême-droite, et ce depuis l’émergence du FN au milieu des années 1980. 

Le redécoupage Marleix, assez conséquent, n’apporte aucun bouleversement en 2012. La droite joue d’ailleurs la carte de la prudence, puisqu’elle représente tous ses sortants… largement réélus. Une exception: le retrait de Muriel Marland, sortante de l’ancienne 2e, compensé par l’élection dans la nouvelle 2e de Charles-Ange Ginésy qui avait déjà brièvement siégé durant les deux précédentes législatures comme suppléant de Christian Estrosi. C’est d’ailleurs le moins bien élu des neuf, avec un « petit » 53,29 % face il est vrai à l’ancien député écologiste André Aschieri, encore bien implanté dans ce secteur mêlant désormais l’agglomération niçoise à un vaste pan de l’arrière-pays. La vague rose ne se ressent, finalement, que dans le nombre de seconds tours, qui passent de deux en 2007 à sept en 2012.

Les législatives et les sénatoriales dans les ALPES-MARITIMES dans ALPES-MARITIMES 06circo12

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Chronologie des députés

1 NICE I, II, III, IV, VIII, XII

2012 Eric CIOTTI (Rass. UMP)

2 GRASSE

2012 Charles-Ange GINESY (Rass. UMP)

3 NICE V, VI, VII, XI, XIII

2012 Rudy SALLES (UDI)

4 MENTON

2012 Jean-Claude GUIBAL (Rass. UMP)

5 NICE X, XIV

2012 Christian ESTROSI (Rass. UMP)

6 CAGNES-SUR-MER

2012 Lionnel LUCA (UMP)

7 ANTIBES 

2012 Jean LEONETTI (Rass. UMP)

8 CANNES

2012 Bernard BROCHAND (Rass. UMP)

9 GRASSE

2012 Michèle TABAROT (UMP)

 

Les sénatoriales de 2008 furent l’occasion de renouveler totalement la représentation des Alpes-Maritimes au palais du Luxembourg. Tout d’abord, l’adjonction d’un cinquième siège à la proportionnelle favorise mécaniquement le PS, qui réussit ainsi à faire élire le maire de Valbonne Marc Daunis. Ensuite, la dissidence du maire UMP de Saint-Jean-Cap-Ferrat Robert Vestri, qui obtient un siège, empêche la réélection de Pierre Lafitte, seul sénateur sortant. La liste officielle place ainsi Colette Giudicelli, Jean-Pierre Leleux et Louis Nègre.

Les grands équilibres ne sont pas modifiés en 2014. Malgré l’écrasante avance de la liste UMP (42,9 %), le PS parvient à faire réélire Marc Daunis, le FN local essuyant un échec, contrairement à ses voisins du Var et des Bouches-du-Rhône. A droite, tous les sortants de la liste officielle de l’UMP en 2008 sont reconduits. Dominique Estrosi-Sassonne succède à Hélène Masson-Maret, qui avait remplacé René Vestri, décédé en 2013.

Chronologie des sénateurs

2008 Marc DAUNIS (soc.); Colette GIUDICELLI (UMP); Jean-Pierre LELEUX (UMP); Hélène MASSON-MARET (UMP), 2013-2014; Louis NEGRE (UMP); René VESTRI (UMP), 2008-2013

2014 Marc DAUNIS (soc.); Dominique ESTROSI-SASSONNE (UMP); Colette GIUDICELLI (UMP); Jean-Pierre LELEUX (UMP); Louis NEGRE (UMP)

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Les cantonales dans les ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE

Posté par atlaspol le 9 février 2014

Longtemps tenu par la gauche, le conseil général a vu se succéder les présidents élus au bénéfice de l’âge entre 1982 et 1992, du fait de l’érosion de la majorité, qui bascula à droite en 1988. Devenu président du conseil général en 1992, Pierre Rinaldi ne parvint pas à empêcher l’élection en 1994 de Jean-Louis Bianco dans le canton de Digne-Ouest, voisin du sien. L’ancien ministre obtenait enfin le succès, après l’échec de son parachutage à Forcalquier et son score médiocre aux régionales de 1992. Le scrutin de 1994 consacra cependant le statu quo, avec quelques chassés-croisés de droite à gauche (Moustiers-Sainte-Marie) et de gauche à droite (Saint-Étienne-les-Orgues et Turriers).

Devenu maire de Digne en 1995 et fort de sa percée aux régionales, Jean-Louis Bianco attendit 1998 pour s’asseoir dans le fauteuil de Pierre Rinaldi. Avec les gains de Castellane, Forcalquier et Noyers-sur-Jabron, la gauche dépassa la droite d’un siège. Une majorité renforcée en 2001, malgré la perte des Mées, par la conquête d’Allos-Colmars et de Saint-Étienne-les-Orgues. A noter qu’entre-temps, la gauche gagna également Digne-Est, le canton de M. Rinaldi, après le décès de ce dernier.

Avec quatre sièges supplémentaires, la gauche s’est davantage enracinée en 2004. L’énorme surprise vînt de Barcelonnette, avec la défaite du maire UMP dans un bastion conservateur, à la sociologie électorale proche des Hautes-Alpes voisines. Avec le gain de Valensole et Riez, la gauche devient hégémonique sur le plateau de Valensole. La droite est également bousculée dans la vallée de la Durance, où elle avait considérablement progressé depuis les année 80.

Le PCF, quant à lui, reste stable avec quatre cantons, situés pour la plupart en zone rurale, à l’exception de Manosque – Sud-est, qui recouvre la petite ville ouvrière de Sainte-Tulle.

En 2008, c’est pourtant la seule formation de gauche à reculer, en cédant Entrevaux à la droite. La majorité progresse cependant lors de cette série. Elle mord un peu plus sur l’électorat montagnard, en emportant Seyne, et devient hégémonique sur tous les cantons de Manosque. L’UMP est le grand perdant de ce scrutin, en passant de six à deux sièges, au profit de la gauche, notamment à Peyruis, où tombe Francis Galizi, l’un des derniers survivants de l’ère Rinaldi.

La droite recule encore en 2011, en perdant Barrême. Le PS progresse lui au détriment de ses alliés communistes (Reillanne) et chevènementistes (Volonne).

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Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence

15 PS, 6 divers gauche, 4 divers droite, 2 FG, 2 UMP, 1 EELV

Chronologie des présidents

1945 Ernest BORRELLY (radical)

1959 Claude DELORME (SFIO)

1983 Héloïs CASTOR (PS)

1985 Ernest DON (PS)

1988 Maurice BONIFACE (UDF)

1992 Pierre RINALDI (RPR)

1998 Jean-Louis BIANCO (PS)

2012 Gilbert SAUVAN (PS)

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Les législatives et les sénatoriales dans les ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE

Posté par atlaspol le 9 février 2014

Le petit département des Alpes-de-Haute-Provence est encore typique de l’attachement à la gauche cultivé par l’électorat provençal. Un phénomène atténué par une périurbanisation favorisant la droite et l’extrême-droite.

En 1988, les deux circonscriptions revenaient à un PS favorisé par de bons reports de voix d’un PCF encore puissant. Cinq ans plus tard, l’érosion et la division de la gauche mettaient un terme à cette domination. Dans la 1ere circonscription, François Massot ne put résister à l’assaut en règle du maire RPR de Digne Pierre Rinaldi, qui venait juste d’accéder à la présidence du conseil général. Dans la 2e, André Bellon, entré en dissidence et gêné par la candidature de José Escanez, soutenu officiellement par le PS, se retrouva en quatrième position au premier tour, laissant la voie libre au RPR Pierre Delmar, qui eut facilement raison de la candidate FN.

Bien que majoritaire depuis 1988 au conseil général, la droite manqua, durant cette législature, de nombreuses occasions de s’enraciner davantage. Démissionné par le conseil constitutionnel, suite à ses déboires judiciaires, Pierre Rinaldi dut céder en 1994 son siège à son suppléant Francis Galizi, peu menacé il est vrai par un François Massot en perte de vitesse. Les pertes en 1995 de Manosque, et surtout de Digne, n’arrangèrent rien.

Devenu maire de la préfecture en séduisant l’électorat centriste, l’ancien ministre de l’Aménagement du territoire Jean-Louis Bianco mena la gauche à la reconquête du département. En 1997, malgré un premier tour très serré, il emporta la 1ere circonscription. La victoire du maire radical de Manosque Robert Honde était en revanche moins attendue dans la 2e. Battu de moins de 300 voix, Pierre Delmar n’a semble-t-il pas convaincu les abstentionnistes du premier tour.

Véritable homme fort du département depuis son élection à la tête du conseil général, en 1998, M. Bianco fut à même de résister à la vague bleue de 2002. Mais, avec seulement 428 voix d’avance sur Francis Galizi, sa victoire est étriquée. En revanche, le triomphe du maire RPR de Sisteron Daniel Spagnou, dans la 2e, est net (près de 20 points), face à un Robert Honde affaibli par sa défaite aux municipales de 2001.

Les législatives de 2007 n’apportent aucun changement. Une stabilité qui cache en fait un véritable retournement de tendance entre les deux tours, à l’image du phénomène observé nationalement. Après les bons scores réalisés par Nicolas Sarkozy à la présidentielle, Jean-Louis Bianco pouvait se faire des soucis. Distancé de plus de 800 voix au premier tour par la maire UMP de Malijai Eliane Barreille, il aborde le second tour en position très délicate. Son équipe a du chercher les suffrages un à un pour lui assurer une réélection plus confortable qu’en 2002. A contrario, Daniel Spagnou, en avance au premier tour de près de 18 points sur le maire PS de Forcalquier Christophe Castaner, obtient au second une réélection moins large qu’en 2002.

Si la gauche obtient des résultats honorables en 2007, elle fait un véritable malheur en 2012. Dans le 1ere circonscription, le maire PS de Castellane Gilbert Sauvan, ancien suppléant et dauphin désigné de Jean-Louis Bianco, domine cette fois largement Eliane Barreille. Même s’il n’obtient qu’un tiers des exprimés, la candidate UMP plafonne à 23,68 %, avec un FN à 16,57 %, les écologistes et le Front de gauche dépassant les 5 %. Une dispersion dont ne pâtit pas Gilbert Sauvan, qui rassemble bien au delà de son camp au second tour. Eliane Barreille, vers laquelle les reports du FN se sont avérés médiocre, est même distancée dans sa propre commune de Malijai. Dans la 2e, le retrait de Daniel Spagnou a mis en avant le très contesté maire UMP de Corbières, Jean-Claude Castel, qui  n’a pas caché avoir donné sa signature à Marine Le Pen lors de la présidentielle. Un geste qui resta lettre morte. Devancé au premier tour de plus de 2300 voix par Christophe Castaner, il n’a même pas la satisfaction, au second, de bénéficier de bons reports du FN, malgré l’appel du candidat frontiste Jean-Claude Diedrich à voter pour lui. Il semble que les électeurs lepénistes aient préféré, comme souvent, sanctionner le pouvoir sortant. Pas une voix centriste ne semble, en revanche, manquer à Christophe Castaner pour son élection au second tour.

Les législatives et les sénatoriales dans les ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE dans ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE 04circo

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Chronologie des députés

1 DIGNE

1988 François MASSOT (soc.)

1993 Pierre RINALDI (RPR)

1994 Francis GALIZI (UDF)

1997 Jean-Louis BIANCO (soc.)

2012 Gilbert SAUVAN (soc., rép. et cit.)

2 MANOSQUE

1988 André BELLON (soc.)

1993 Pierre DELMAR (RPR)

1997 Robert HONDE (rad., cit. et V.)

2002 Daniel SPAGNOU (UMP)

2012 Christophe CASTANER (soc., rép. et cit.)

 

Elu de très peu en 1998, l’unique sénateur du département, le socialiste Claude Domeizel, affirme en 2008 sa suprématie, en obtenant plus de 54 % au premier tour, presque le double du score du candidat UMP Michel Lanfranchi, et ce malgré la présence des communistes et des Verts. Un résultat historique dans ce département où les grands électeurs se partagent traditionnellement entre gauche et droite.

La succession de Claude Domeizel s’annonce cependant délicate en 2014. Face au candidat officiel du PS Jean-Yves Roux se dresse le maire UMP de Manosque Bernard Jeanmet, qui le distance de dix voix au premier tour. Le désistement de la socialiste dissidente Brigitte Bonnet et le maintien du maire de droite de Mane, Jacques Depieds, permettent à Jean-Yves Roux de l’emporter au second tour, avec 41,2 % des exprimés, preuve de la progression de la droite chez les grands électeurs.

 

Chronologie des sénateurs

1959 Emile AUBERT (soc.)

1962 Emile AUBERT (soc.), 1962-1969; Maxime JAVELLY (soc.), 1969-1971

1971 Maxime JAVELLY (soc.)

1980 Fernand TARDY (soc.)

1989 Fernand TARDY (soc.)

1998 Claude DOMEIZEL (soc.)

2008 Claude DOMEIZEL (soc.)

2014 Jean-Yves ROUX (soc.)

 

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